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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 10:08

 

 

 

Ici une rencontre sur combien il faut être transunitaires face aux méchantes pas assez inclusives, porté par un groupe sans aucune nana transse mais qui parle pour nouzautes, - et dans un lieu grevilois crassement transmisogyne (pléonasme ?) histoire de donner envie ! - pas d’problème, quel besoin que nous y soyions, et que pourrions nous bien dire qui nous soit propre ? nous sommes représentées il paraît. Là de la retape lourdingue pour peupler les ueeh, endroit particulièrement peu safe où presque plus une nana transse ne met les pieds depuis des années (ou bien ne retourne par la suite). On nage dans un brouillard d’abus « philes » en tous genres et d’instrumentalisations politicardes de mauvaise foi ou cyniques. J’en passe, des meilleures et des que je ne sais pas. L’atmosphère est à la positivation dans la réappropriation des formes sociales de référence (ou « neutres », ou « a », ce qui équivaut dans la plupart des configurations), réputées affirmatives et libératrices, à la « prise de parole unitaire » donc, ordonnée et préemptée ; les nanas transses font tapisserie aussi plate que possible, ou bien se plaignent aussi inutilement que pathétiquement de leur mise au rancard ; n’en doivent pas moins sans arrêt se garder et se gendarmer entre les pseudopodes insistants et les peaux de banane généreusement disposées. Tout cela converge dans la pratique désormais permanente de notre élimination de tépégélande. Et le plus marrant, donc encore, c’est qu’on continue à y être ligotées par notre représentation, assurée par des camarades trans à la parole « transuniversalisée ». Tout bénef’ quoi sur notre dos.

Rien que de très ordinaire. Mais cet ordinaire commence à bien faire. Après une brève apparition sociale au début des années 00, la position des nanas transses s’est dégradée (et c’est un euphémisme) dans les milieux qui pourtant prétendent leur faire place égalitaire. Au point que de peu nombreuses, ce qui s’expliquait pour des raisons de provenance sociale, nous sommes devenues inexistantes, ou fugaces, turn over. Et de même que cet ordinaire donc se répète, s’aggrave, s’enfonce, eh bien on est conduite à se répéter, à réitérer, à appuyer sur le clou. Encore ! Et à conclure que disparues pour disparues, autant rompre pour de bon et aller s’organiser ailleurs.

 

Je vais prendre le risque de parler sommairement au sujet de certains aspects, nous concernant, d’une question qui est extrêmement complexe, et dont nos existences sont dépendantes et même constituées, que j’appellerai avec bien d’autres le rapport social de sexe ; et donc la position actuelle des nanas transses dans celui-ci. En clair, si notre position est pourrie, ce n’est pas par méchanceté ou machiavélisme de la part de nos ex-camarades (oui, désormais je dirai ex-), mais plus probablement parce que les idéologies qu’iels portent et cultivent impliquent que nous sommes, socialement, en porte à faux. Ce dont je parle ne colle pas nécessairement à des identités, bien plus à des idéologies et à des comportements ; mais il faut reconnaître que ces idéologies et comportements coïncident fréquemment avec la capacité sociale à incarner ou pas ce qui compte, a de la valeur, est dur et solide, que sais-je encore ? Rien n’est fatal, mais pas grand’chose n’arrive en même temps par hasard, c’est ainsi que fonctionne le social.

 

Quelque part, la casserole est sur le feu depuis si longtemps que ça sent grave le cramé, que le fond même doit être troué. Mais nous humons cette âcre odeur l’air de nous dire, tiens kèskecè ? Nous le savons, au fond, très bien, d’expé, ce que c’est. Mais nous avons appris à féministlande, justement, que savoir ce n’est pas se rendre compte, encore moins tirer conséquence. L’unitarisme trans’ penche dans le même sens que l’universalisme cis et d’ailleurs hétéro. Le contraire eut été étonnant. Pour le moment, les changements qu’impliquent les transsités dans le rapport social de sexe n’ont pas miraculeusement fait disparaître, même en ce qui nous concerne, ses structures ni ses orientations. C’est peut-être à venir, sans garantie aucune.

 

Une chose me paraît sûre en tous cas : il faut arrêter de nous victimiser. Pour deux raisons au moins. La première est que le victimisme est une attitude typiquement masculine, non déconstruite, de revendication d’un statut « que nous devrions avoir ». Sauf que nous ne devrions avoir aucun statut préexistant, et surtout pas un statut de pouvoir et de légitimité – sauf à vouloir quelque part perpétuer le centralisme masculin. Et surtout pas un pied dans la porte permanent. Ce qui amène au secundo : nous constituons un domaine social à assumer comme tel, qui n’est ni une annexe de cisselande, ni un secteur d’une translande supposée universelle, unitaire et sans inégalités fondamentales. Ça implique aussi de rompre avec un radicalisme prétendument badass, qui s’est jusques à présent chez nous plutôt signalé par son hypocrisie fataliste et commode ciscole et ciscollaboratrice derrière un paravent de « solidarité transse ».

 

Il faut en finir à la fois avec la cisintégration et avec la transintégration, le présupposé que quand on parle trans, le rapport social de sexe (sans parler de bien d’autres rapports sociaux) n’existe plus, dissous, envolé au ciel. Le simple constat de notre survisibilité et de notre illégitimité, en regard de l’invisibilité « neutre » et de la légitimité sociale qui va avec, et des conséquences quotidiennes, permanentes, devrait nous informer que non, nous ne sommes pas à la même place dans un ordre sexué qui lui n’a pas changé, et qu’il faut assumer. La négation insistante à translande unitaire de cet état de fait montre bien que la parole et l’idéologie y sont scotchées du côté des qui n’ont pas ce genre de souci. Quant à l’empathie et à la bienveillance, elles aident, dans l’aveuglement qu’elles favorisent quant aux rapports de pouvoir, aux attitudes intrusives, « je suis un peu ça aussi – et encore ça, ect. », bref à se mettre à la place des moins puissantes. Si nous n’en finissons pas avec, en ce qui nous concerne, ce sont ces arnaques inclusivistes ou transneutralistes qui en finiront, et là pour de bon, avec nous. Ce qui est mis en jeu par les transsités reste opposé et inégal autant que dénié.

Mais cela implique également de ne pas s’engouffrer dans la même fiction unitariste, rassembleuse, gommante des inégalités. Rien que pour cela il n’est pas question ici, non plus et surtout pas, de prétendre à vouloir faire une « bloque transse » à vocation généraliste. On se retrouverait dans la même impasse. Il s’agit déjà d’échapper à l’appropriation cisse et transunitaire, de former autant de grumeaux qu’il en faudra (ce qu’il nous faut c’est ce qui nous manque – et à qui ça manque !). On n’ira pas tirer les collègues par le bout de la manche ni leur faire du chantage moral-politique. Il faudra juste assumer ses situations et ses choix éventuels.

 

Bonne intentions ou pas, identités ou autres, l’unitaire ramène toujours au majoritaire systémique. Et toujours sur le mode traditionnel, dualiste fondé sur la puissance sociale implicite, la légitimité, où ce qui ne la porte pas, ou moins, est voué à l’assujettissement ou à l’anéantissement – quand ce ne sont pas les deux successivement.

 

 

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Cela d’un point de vue, situé, et on ne se situe que dans un espace qui connaît son ordre. Je pense réellement qu’il nous faut nous désengluer, et de l’hypocrisie légitimiste de cisselande, à laquelle nous n’aurons jamais part, et de l’illusion mixitaire de translande, qui nie les spécificités de la violence sociale à notre égard comme l’existence des rapports sociaux entre trans’. Et pour cela nous organiser entre nanas transses, sur une base sociale, c’est à dire de qui est traitée socialement comme nana transse, avec tout ce que ça implique. Et sans exigence par ailleurs de consensus politique maximal. Même si j’ai bien conscience que ce genre de proposition, de par son format même, s’adresse d’abord à des nanas transses issues des milieux féministes, « de genre », politisés, alternos, etc.

 

Les approches convergentistes et unitaires, incontestablement issues d’excellents sentiments, ont dans les faits, et dans la dynamique sociale et idéologique qui prévaut, un effet d’invisibilisation, pour ne pas dire de négation, de la plus grande partie des rapports et inégalités sociales, et de reproduction des rapports d’alignement et de pouvoir perçus comme « légitimes » ou « naturels ». L’unité se fait toujours et de manière dualiste, avec les légitimes et les illégitimes, et par ailleurs de manière hiérarchique, les fondements donnés à cette unité n’étant jamais neutres. De ce fait, plus on est dans une situation illégitime, plus les idéologies unitaires sont dangereuses pour nous. Enfin, celle-ci ont pour conséquence une fâcheuse « déréalisation » des rapports sociaux considérés comme secondaire ou illusoires, bref là encore d’une gradation dans la prise en compte systémique de ce qui se passe socialement et réellement. L’antidote est de résolument prendre en considération ce qui nous concerne et que nous connaissons, de piocher pour le mieux connaître, et de reconnaître par principe l’ensemble des rapports sociaux dans leur existence factuelle ; et d’éviter de placer tout ça dans une convergence hiérarchique qui fera apparaître certains de ces rapports et disparaître d’autres. Et de ne pas croire a priori qu’une vérité ou qu’une direction convergente de dessine toute seule et encore moins appelle « tout le monde ». Considérer les séparations et les divergences, sans d’ailleurs non plus les essentialiser. Et arrêter de nous livrer béatement en réclamant égalité et considération à des sociétés, comme aux agglomérations affinitaires qui finalement en font toujours partie, structurées sur l’inégalité et le mépris envers ce qui ne porte pas les formes qu’elles valorisent. Nous n’avons aucune place à prendre dans le dispositif, aucun déjà là à revendiquer. Nous sommes un glissement de terrain dans le rapport social de sexe et nous nous plaçons là où ce glissement nous mène.

 

 

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Nous n’avons conséquemment qu’à nous prendre en charge nous-mêmes. Si nous manquons sytématiquement de le faire depuis des années, pourtant sans cesse méprisées, agressées, ramenées à notre illégitimité foncière dans l’ordre de la sexuation, aggravée par la dépréciation sociale générale de l’assigné féminin, c’est tout simplement parce que, quoi que nous fassions mine de dire ou d’écrire, nous avons intériorisé cette illégitimité, cette dépréciation, que nous nous fuyons les unes les autres, et que quand il nous arrive d’en parler ou d’en écrire, on voit vite que l’idéal que nous nous appliquons à reproduire et à espérer, est un idéal systémiquement misogyne. Sauf que, quoi que nous voulions ou souhaitons, ça ne marche pas. Nous sommes doublement hors de cette référence, et à un moment il va  bien falloir encore une fois en tirer conséquence. Non pas nous réfugier dans des imbécilités larmoyantes genre victime, encore moins dans des stupidités baudruches genre fierté, mais assumer que nous sommes sur un chemin à rebrousse-époque, à rebrousse valeur sociale, à rebrousse légitimisme et (re)masculinisation des sociétés, que nous avons ouvert ce chemin, particulier, complexe et quelque peu cornélien, par notre existence et notre multiplication, et que je pense que nous n’avons rien de mieux à faire que de le frayer résolument, sans nous laisser ramener à un bercail qui suppose notre effacement (euphémisme…) par les palinodies mensongèrement inclusivistes ou neutralisantes.

 

Il ne s’agit donc résolument pas de vouloir revenir en arrière, même pour « prendre » (et de quel point idéal ?!) un « autre chemin ». Il s’agit d’aller de l’avant et de remettre en question, par le fait, l’idéologie convergentiste tépégienne, elle-même copie « subversive » (!) du pack « lgbt », bref « d’hétérolande pour touTEs ». Il y a tout de même un problème quand la « subversion » consiste à réclamer l’universalisation du mode social dominant. Mais il y a longtemps qu’on sait que l’affaire n’est pas de changer le monde, mais de simplement, et ô surprise vainement, tenter que tout le monde incarne pleinement le dit mode social. En cela, que nous le voulions ou non, et nos « amies » et « alliées » le sentent bien quand elles nous répriment, nous constituons un accroc dans le consensus, nous avançons, fut-ce à reculons (?) dans la remise en cause et le négatif. Et j’oserai dire que pour sortir de l’état des choses, il n’est peut-être mieux que de s’intéresser à ce qui n’y marche pas. Et c’est fréquemment lié à ce qui, de manière systémique, bien au-delà donc de question d’identité, est assigné féminin. Il n’y a bien sûr pas de garantie à ces sujets, il n’y a jamais de garantie d’où on va ou ne va pas dans l’histoire sociale humaine. Et personne à qui en demander. Perso je ne crois nullement que nous allons vers où nous aurions déjà toujours du être ; je pense que nous allons, sans pour autant avoir tout inventé, loin de là, vers où il n’y a jamais eu personne, ou presque.

 

Mettons nous bien dans la tête que nous n’avons rien à demander, rien à recevoir, rien à accepter. Que ce soit vis-à-vis des cisses, des m-trans, des non-binaires. Il nous faut abandonner, dans ces cadres et ces secteurs, la revendication d’une place préformatée par une structure sociale qui a vocation à nous faire disparaître, ce qui nous permettra peut-être déjà d’éliminer chez nous le ressentiment, pièce maîtresse de la remasculinisation actuelle du monde, et de nous tourner vers autre chose. Nous devons nous autodéterminer, en autant de non mixités qu’il le faudra - parce qu’il ne faut pas nous la jouer, il n’y a pas non plus d’unité ni d’égalité sociales chez les nanas transses, au-delà de l’illégitimité commune. Et ce n’est d’ailleurs peut-être que comme cela que nous pourrons, peut-être, après, reparler et agir avec les autres minorités, de genre ou autres. Ou pas. Il n’est pas question de le poser en a priori, sans quoi nous ne démarrerons jamais, nous serons toujours déjà arrivées, dans notre élimination. Nous sommes contre, de fait, mais pas pour nous faire une place dans un état de choses qui ne peut aujourd’hui que vouloir notre peau. Nous sommes contre pour y ajouter, aider à en retrancher, bref le faire changer.

 

Nous avons besoin d’autonomies et de séparations sociales de nanas transses, d’initiatives conséquentialistes, qui prennent en compte ce qui se passe et pas « ce qui devrait se passer », au large des convergences trans’unitaires. Et quelque part, si nous ne faisons rien pour nous, hé bien nous aurons « mérité » ce qui se passe, fonctionnellement, contre nous. Troisième raison parmi beaucoup de rejeter toute victimisation.

 

 

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Enfin, soyons méthodiques et un tantinet cohérentes : tous les rapports sociaux, ou tous les aspects du rapport social, comme on voudra, fondent des non-mixités, particulièrement nécessaires en période de régression et d’élimination. Il faut cesser de les mettre en cause au nom de convergences illusoires, de les hiérarchiser en fonction de grandes idées, et conséquemment de les délégitimer, quelles qu’elles soient. Soutien à toutes les séparations. Pas de souci : les majoritaires ne sont jamais réellement pour les non-mixités et encore moins les séparations, la mise en évidence du rapport social quoi, l’autoprotection de leur cheptel ; essaient toujours de s’universaliser et de garder la patte dedans. Au mieux les tolèrent comme des « outils », forcément circonscrits et à surveiller étroitement. On les em… Et les minoritaires passent leur temps à tenter de s’intégrer à leur valeur ou à la reproduire, avec ou sans copyright. Bref c’est marrant, référence sociale exclut par logique dynamique séparée.

Les convergences a priori sont à remettre en cause et à examiner systémiquement. Les séparations ne sont pas les « outils », neutres, neutralisants et bénins que voudraient les tousse-ensemble, provisoires, toujours assujettis à une destination fraternitaire, idéale et bien ordonnée. Les séparations sont en soi un objectif et une condition d’existence sociale.

Le déjà vieux coup de a nécessaire communauté d’intérêts humaine ou populaire est et reste une vaste blague prétexte, son légitimisme même et ses structures internes comprenant d’emblée objectifs et hiérarchie. C’est comme le ciel, il faut cesser d’en chercher les rampes de lancement. La question est c’est ici, maintenant, et à partir de ce que le rapport social nous a fait. Nous ne sommes pas identités, origines de quoi que ce soit, mais conséquences. Et si le passif est lourd, rien n’est pour autant tout à fait écrit.

 

 

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Des fois, j’ai la nette impression que, moi la prem’s, nous sommes parmi les plus décontenancées, les plus impréparées, et des fois même les plus réticentes, à notre propre existence et à ses conséquences. N’empêche, nous sommes là, et il va falloir nous y faire !

 

 

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PS. Et une fois cela dit, eh bien évidemment rien n’est dit, on est toujours avant même le départ. Ne serait-ce que pour la raison que je mets presque au début : nous sommes en coin dans, et nous avons à interroger systémiquement un fonctionnement social complexe, pourtant probablement fatalement binaire, hiérarchique, dont il est sans doute vain de croire que les éléments puissent être détachés et « neutralisés ». Un fonctionnement dont il faut toujours nous rappeler que nous sommes issues, même si à la marge. Il ne s’agit pas d’un objet, il s’agit du sujet social, nozigues quoi. Nous ne pourrons pas en faire ce que nous voulons sur un claquement de doigts et surtout encore moins spontanément et par désir, car cette spontanéité et ce désir en sont déjà produits et structures.

 

 

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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ébranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée aux backlashes pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, pro peuple, pro nation, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste négative, moniste, novatrice ; philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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