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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 14:30

 

http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/07/30/la-vente-de-medicaments-sur-internet-n-est-pas-reglementee_1740224_3238.html

 

On connaît bien ça à t’lande, les mises en garde de copines, « surtout n’achète pas d’hormones ou d’anti-hormones sur internet, c’est de la contrefaçon ».

 

Sauf que contrefaçon est un terme commercial qui désigne un objet produit sans que le détenteur du brevet qui le protège (l’objet, ou plutôt sa valeur, pas les gentes), lequel est toujours ici un géant de la pharmacie, ait empoché ses droits, calculés évidemment au plus haut. Le domaine pharmaceutique est par excellence un de ceux où la règle que le prix doit monter jusqu’à ce que la partie la plus riche de la population mondiale est disposée à payer pour. Sachant que dans le cas des médocs, bien sûr, la préservation de soi est un aiguillon qui place la dite barre encore plus haut.

 

Les majors du secteur et les états jouent volontiers du terme de « contrefaçon » pour faire croire qu’un produit commercialisé hors brevet est nécessairement un sous-produit inefficace ou néfaste.

 

Á cette aune, à peu près toute l’industrie pharma indienne, généralement reconnue pour son savoir faire dans la production de générique, délivre de la contrefaçon.

 

Á l’inverse, on peut régulièrement voir que d’excellents produits légalement brevetés, ayant reçu appui et contreseing de toutes les agences, se révèlent après plus ou moins longtemps des poisons. Pas de pot ! Ce qui pose l’autre problème de la médicalisation à outrance, et de la recherche d’une solution pour chaque souci, lesquelles se montrent à la longue particulièrement « coûteuses »… en vies.

 

Bref, quand prendrons nous conscience que l’économie et le commerce n’ont absolument rien à fiche ni du réel, ni de nos vies, et que leur propagande n’a de but que leur intérêt propre à croître ou à se maintenir ?

Ce que je faisais remarquer dans un récent article à propos d’un traité de commerce, c’est que tout le monde a couiné sur les biens culturels, bref sur le copié collé internet, alors que sont principalement visés par ces accords des biens beaucoup plus sensibles, en premier lieu les médocs. J’ai été épatée d’à quel point personne n’en avait rien à cirer. ActUp a été presque la seule assoce ici, avec quelques autres du même secteur, à chanter au charron.

 

Accessoirement, il pourrait nous naître une inquiétude sur notre demande permanente, angoissée, de règlementations, de protocoles, de garanties, de labels – est-ce que ces parcages ne vont pas toujours dans le sens d’une raréfaction de l’accès aux choses, propices à un renchérissement ?

 

Bref, le pouvoir n’a-t-il pas quelque chose à voir avec l’économie, c'est-à-dire avec l’expropriation fondamentale et la dépossession ? Et avons-nous raison de trembler au rythme des peurs qui gigotent sur les écrans pour nous captiver ?

 

Enfin de ne pas nous rappeler que les mots ont un sens ?

 


 

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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ebranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée au backlash réac-libéral pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste novatrice, universaliste négative, apostate de l'intersectionnalisme, philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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ni alliées, ni amies, ni copines, ni soeurs ; autonomies transses

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