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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 09:24


Ras la touffe, comme disait volontiers la hamstère en chef du temps qu’elle avait encore une tête.

 

Ras la touffe de combattre les hurlements des hyènes de « sexisme et racisme », qui sont d’ailleurs effectivement et sexistes, et racistes, mais surtout tout bonnement des crapules à qui mensonges et manipulations ne coûtent pas grand’chose pour asseoir leur terreur paranoïaque et hideuse. On se salit à simplement rétorquer à de pareilles personnes. Malédiction soit sur elles.

 

Ras la touffe de patauger dans le marmonnement apeuré des féministes et autres alternotes, avec leur lâcheté morale inexprimable, qui fait de leur « réseau social » un endroit à peu près aussi safe qu’un parking souterrain ou une salle de garde à vue (évidemment pas pour n’importe qui non plus, mais ça tombe sous le sens !). Cela est d'ailleurs le propre de toute institution ou milieu sécuritaire : la peur panique du mal, et celle de pouvoir avoir tort. Par contre, la "sécurité" réelle, ha ha la bonne blague.
 

Ras la touffe de la fausse bienveillance qui se révèle dès que besoin abandon, haine ou mépris, quand ce n’est pas merde pure.

 

Ras la touffe de la ré-essentialisation des positions sociales et du découpage multiplicatoire et dissolvant de la réalité.

 

Ras la touffe du mensonge impossible à désigner, de la parole performative et de la tyrannie du ressenti. Ras la touffe de l’idéologie qui formate l’illusion.

 

Ras la touffe de l’hypocrisie transphile qui continue son cirque d’abus et d’envahissement (ah il y a plus de bio qui courent après les trans ou vivent à travers elles que l’inverse !). Ras la touffe de l’hypocrisie antiraciste ou anticlassiste ou antitoutcequ’onveutiste, qui ne cache que l’angoisse et le refus de se reconnaître et de reconnaître les autres.

Occupez vous de vos fesses !

 

Ras la touffe d’essayer de poser des questions de fond qui gênent les petits enjeux (en gros les histoires de cul, la consommation de relation et d’identité) dans le mouvement féministe. Et de s’en prendre plein la gueule en retour, depuis « tu es castratrice » jusqu’aux calomnies les plus puantes.

 

Ras la touffe de l’angoisse idéologique et sécuritaire d’un mouvement qui tourne en rond dessus, ne pouvant plus rien produire d’autre dans sa paralysie et son épuisement. Ras la touffe de sa prétention béate et aveugle à « être hors du mal ». Ras la touffe qu’il s’y passe en somme exactement les mêmes choses qu’ailleurs, avec les mêmes logiques.

 

Ras la touffe de voir que les choses commencent à y déraper gravement mais que personne ne veut rien remettre en cause, peur de « casser la dynamique » sans doute, dynamique de violence, de mauvaise foi et de stérilité qui broie de plus en plus de gentes, et dans laquelle on cherche surtout à éviter d’être du mauvais côté, dans la plus classique tradition stalinienne.

 

Ras la touffe d’un socialement et politiquement correct moisi, qui ne sert qu’à distribuer des bons points et des coups de bâton, et qui n’a jamais protégé personne.

 

Ras la touffe d’un mouvement qui s’abuse, se ment, et encore pire se croit.

 

Ras la touffe d’un mouvement où il n’y a plus d’individues, rien que des amalgames frileux.

 

Ras la touffe d’un féminisme soi-disant qui « n’a jamais tué personne »… Ben si, mais justement pas ses ennemis, juste des nanas, un peu comme l’armée rouge japonaise qui s’auto-extermina en son temps. Ras la touffe en général d’un mouvement alterno incapable de combattre qui que ce soit d’autre que ses propres membres.


Et ras la touffe de ma connerie de hamstère ratée, qui ne consentais pas à voir que j'étais depuis des années dans la dépendance de crapules abusives et dangereuses, que ce soit par leur paranoïa ou par leur exotisme, qui fleurissent si bien dans les milieux militants. Je songe avec douleur à une malheureuse amie, morte l'été dernier, et que ces abominables salopes seraient si bien à sa place, au fond de l'eau avec une gueuse au cou.

Ras la touffe. Je ne répondrai plus. J’en ai assez dit. Il fallait venir plus tôt.

Je ne répondrai plus mais je n’ai pas fini d’ouvrir ma gueule.

 

Il y en a des qui avancent à coups de pieds dans le cul.

La petite murène a toujours avancé à coups de poignards dans le dos. Et elle est toujours vivante, avis aux amatrices !

Les trans ont neuf vies !
 

La petite murène

 

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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ébranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée aux backlashes pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, pro peuple, pro nation, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste négative, moniste, novatrice ; philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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ni alliées, ni amies, ni copines, ni soeurs ; autonomies transses

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