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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:17

 

macédoine de notes…

 

…au sujet d’une possible critique de la souveraineté, de la réappropriation et de la reproduction,

à la zad-nddl comme ailleurs, et en vue d’une sortie de l’état des choses.

 


 

Avec sympathie aux camarades féministes « bourgeoises staliniennes » qui sont sur la zad.


 

 

« Il ne faut pas faire de nécessité vertu ».

R. Scholz

 

 

Il ne s’agit absolument pas ici d’une réflexion et encore moins d’une évaluation stratégique ou tactique sur les meilleurs moyens de – mais plus possiblement d’une réflexion sur ce qui précède et suit ce de - . Une histoire longue n’est pas un contre-sommet, rien à voir. C’est ce qui rend précieuses des histoires comme celle de nddl, tout à fait indépendamment de savoir si elles mènent à une victoire, à une défaite, si on y fait bien ou mal, si elles sont vécues en elles-mêmes comme une réussite ou une déception. Tout ça existe ensemble, je suppose, et ce n’est pas rien.

Non, je voudrais attirer ici l’attention sur ce que nous pouvons, et que nous nous interdisons peut-être, épastrouillées par l’audace d’y être. Il ne s’agit donc pas d’une critique malveillante et désappointée, mais au contraire d’une (auto)incitation à bouleverser l’ordre des choses et des nécessités.

Ce ne sont que des notes qui ne se suivent même qu’approximativement, quand elles y parviennent. Je n’ai pas réussi à écrire le texte qui va avec.

Quand je parle ici allusivement de l’état des choses, ou de leur ordre, c’est au sens du fétichisme supposé par la "vieille" critique sociale : que nous mettons dans ces choses les nécessités que nous souhaitons ou que nous sommes résignées à, obscurément, collectivement, voir continuer à s’imposer à nous en formes sociales, économiques, relationnelles, etc. Ce afin de les rendre indiscutables. Une sortiepeut supposer de remettre en question cet indiscutable. Et comme écrit un camarade : « Le fétichisme n'est pas un ensemble de fausses représentations ; il est l'ensemble des formes dans lequel la vie se déroule réellement en conditions capitalistes. Chaque progrès dans la compréhension théorique, de même que sa diffusion, est donc en lui-même un acte pratique. »

 

 

 

Le territorialisme et le fétichisme des lieux et des choses. Une fois de plus les objets ont capté notre sujet social. Ce ne sont juste pas les mêmes : arbre contre avion, mais tout aussi hyperstasié.

 

L’usage de mots, de concepts et de méthodes qui courent après l’adversaire : être efficaces d’un côté, en rajouter comme lui dans le drama symbolique de l’autre, et qui se rattachent aussi au légitimisme réac : occupation militaire, etc. Nan mais – occupation policière, c’est déjà bien assez. Mais voilà, il y a comme une démangeaison de souverainisme, donc de se hisser à la hauteur de l’état – or, finalement, c’est là qu’on redécouvre que l’état, le vrai, l’originel, la brutalité organisée pure, c’est le guerrier. Ce qui pose de sacrées questions sur notre désir et d’avoir affaire à de vrais guerriers, - et d’en être ! Une fois de plus, le rapport d’appropriation nous démange : émancipation ne nous paraît pas concevable sans souveraineté.

 

Il importe d’ailleurs de dire que la question que j’agite n’est pas celle de l’usage de la force, ah ça non. C’est celle de l’usage des formes. Par exemple, celles endossées par les non-violents me semblent tout aussi déjà vues, concurrentielles et intégrées au fond du monde que celle des warriors les plus intrépides. La question violence/non violence est un de ces faux débats qui nous engluent. Le coup de bâton sur la tête et le coup de pied au derrière, autant que la bouteille qui vole, sont tout à fait soutenables. L’affaire est de ne pas les enchâsser dans une signification fétiche et une tentative de faire comme le grand.

 

La question n’est pas « violence ou pas » ; la violence et la contrainte sont l’état dans lesquels nous sommes. L’affaire est dans les motivations ; si ce sont des idées, des objets ou des formes, nous sommes coincées dan la reproduction des rapports en vigueur et de leurs prétextes. Si nous devons nous battre, que ce soit pour nous, par pour […] ; l’arnaque en est trop vieille. L’aliénation, c’est de se projeter dans les choses, de faire nôtre les raisons que nous leur supposons, croyons et prêtons, pour en survivre et jusques à en mourir. Rompre avec ça. C’est le principe de l’envoûtement social ; gardons nous de surenchérir dessus, et encore plus d’en tresser une autre, un alter, sans parler d’un durable. Comme si on en avait pas assez mangé comme ça !

 

Le souci de souveraineté est une vérole. Depuis des décennies elle nous fait applaudir les rejetons de l’approche politique capitaliste et occidentale (peuple-terre-état). Mais en plus nous finissons par la reproduire à tous les échelons, avec sa traduction de la réalité. Il n’est pas si petite occupation qui ne se prenne pour l’autorité palestinienne ou pour le christ aux outrages. Et adopte d’abord son langage, ensuite, si le sort et le rapport de force sont favorables à sa perpétuation, ses pratiques et son fétichisme.

Le souverainisme est pourtant né avec l’absolutisation de la propriété privée.

La notion de résistance, surtout en France, est complètement vérolée par le souverainisme et le légitimisme. D’une part par ses accointances historiques (le dernier prurit national glorieux), et d’autre part par le manque d’analyse de ce que nous défendons, voire une espèce d’investissement complaisant dans un salmigondis de formes sociales qui ont précisément donné ce monde – on se mord la queue (et les doigts après).

 

L’appropriation marche généralement avec le souverainisme, l’état s’étant congloméré en même temps que la forme moderne de propriété. Or voilà, qu’elle soit privée ou collective, la propriété reste la propriété, l’appropriation garde son caractère objectivant, lequel se retourne facilement contre nous, puisque nous lui avons transféré notre force. Nous ne sortons pas de ce type de rapport aux choses, aux bêtes et aux gentes. C’est un peu le syndrome de la cité du soleil. La souveraineté et la propriété engendrant assez facilement aussi une tyrannie à visage multiple.

 

La notion actuelle de réappropriation prend très, trop facilement les formes d’un souverainisme non-étatique (mais qui à la limite peut facilement le redevenir), fétichiste des biens et des lieux (sans même causer de celui de la « planète » !), qui une fois de plus, objets, nous dicteront la conduite à suivre et les rapports humains que nous serons autorisés à construire sur leurs exigences (exigences qui bien entendu sont les nôtres, mais non assumées et non conscientisées comme telles). Une nouvelle espèce de marchandise, en quelque sorte, avec de nouveaux systèmes d’échanges sans doute tortueux et évanescents, mais qui pourront se révéler aussi tyranniques, impitoyables et finalement inhumains que n’importe quels autre systèmes de projection du réel dans l’équivalent.

 

La logique d’appropriation, qui colle à l’histoire moderne, est surtout une manière de « faire dire » aux choses ce que nous attendons qu’elles nous disent, qu’elles ont besoin de nous (y compris dans des visées auto-exterminatoires à la malthusienne ou à la deep ecologist : ce sont les choses qui nous le demandent) ; ce qui d’une part nous permet de ne plus beaucoup nous demander ce que nous voulons de nous et pour nous, les choses y pourvoyant ; d’autre part perpétue la dynamique essentiellement vérolée du besoin et de la nécessité.

 

Le donné, ce qui va de soi (comme toute forme sociale qui s’est autonomisée) peut être autant un piège que le vendu.

 

L’authenticisme, étonnamment, ne s’oppose pas vraiment à la fascination du virtuel. Déjà il y a les mots ronflants censés gonfler la réalité et nous faire aussi grosses que le bœuf (quel punch !) – « occupation militaire » par exemple. Il y a aussi la fascination contrariée des média, déjà ancienne, et que la méfiance envers les  baveux n’a pas fondamentalement remise en cause ; les média sont désormais auto, comme un peu tout ce qui est idéalisé aujourd’hui (je reviendrai un jour sur ce glissement de l’idée d’autonomie vers un autisme convivial et partagé). Langage de reproduction des formes politiques : souveraineté, sécession, demain quoi, un zadland autonome ? oscours ! Oui des lieux libres seraient indispensables, non, des reproductions des formes fétiches (état, pays, peuple) actuelles ne nous y mèneront jamais !

Il importe aussi de remarquer que la course au « réel », à l’authenticité, surtout non bordée par des principes moraux et politiques nets, à déjà mené vers des positions déplorables.

 

Mais la passion de l’authenticité n’a jamais été aussi prégnante. Il y a une vraie idéalisation des objets, des endroits, de formes sociales, d’un « travail libéré ». Les choses n’ont jamais été aussi puissante, et nous, les bestioles humaines, aussi contestées… par nous-mêmes autant que par la machine sociale et technologique ! Nous courons le risque de nous bousiller nous-mêmes, à l’ancienne à la bio, pour n’avoir voulu faire une critique que superficielle de celle-ci, et avoir recouru à ses fondements profonds identiques.

 

Par ailleurs, et comme d’hab’, nous nous emmêlons dans la rhétorique, c'est-à-dire que nous créons des expressions qui prennent une vie quasi autonome, et finissent assez vite par un automatisme qui déborde sur la pensée et sur l’action, en les délimitant par des lignes pas forcément bien explicites. Je ne crois pas que nous ayons inventé le « et son monde », par exemple, mais ce raccourci est devenu endémique – or la notion même de monde est tout sauf claire, et ce depuis qu’elle existe. Je ne parle pas ici des martiales exagérations évoquées plus haut, mais de ce qui se veut définitoire de ce que nous voulons et de ce que nous ne voulons pas, voire de ce à quoi nous voulons mettre fin ou échapper.

 

Un des chemins de l’émancipation sera plus que probablement de nous centrer enfin sur un nous et un soi qui soient moins projetés, moins médiatés ; et à ce titre il est primordial que ce qui se passe pour, avec nous soit… primordial. Le problème, c’est que dès l’expression, dès les premier retour sur soi, à l’heure actuelle, ces « vécus » et ces « ressentis » sont transformés, investis par les formes qui paraissent seules légitimes à les transmettre, à les modeler. Et on se retrouve une fois de plus presque immédiatement kidnappées.

 

L’histoire des naturalistes convoquées pour faire le recensement du biotope – exactement comme leurs adversaires. Le tout est de trouver dans l’ordre des choses la permission de vivre, le signe indispensable (avec évidemment les biais et les falsifications nécessaires) – mais personne ne se dit que nous n’avons pas besoin de ces puissances exterieures qui nous expulsent de nous-mêmes.

 

Ne soyons pas nous même les terrassières et les fossoyeuses de la sortie. Ne nous transformons ni en arbre ni en oiseau, ni ne nous projetons dedans.

 

Peut-être aussi cette illusion horizontaliste et assembléiste que quand on s’est mises à niveau et qu’on a chassé toutes les cheffes visibles, le saint esprit critique descend sur nous sans que nous n’ayons à faire effort et nous inspire. Alors que généralement nous donnons alors dans les mêmes panneaux, à quelques détails formels près, que dans un cadre associatif. Eviter les hiérarchies est indispensable, mais méfions nous de nous en tenir là et de céder au nécessaire communément admis, à l’idée même de nécessité transcendante, qui nous dépasse et conditionne notre légitimité à vivre ; que ce soit l’économie ou la nature.

 

Une des conséquences est que les atypiques ont peu ou pas de place dans ces affaires. Ce qui bien sûr d’un point de vue social accumulatif ne pose pas de problème. Mais d’un autre ? Est-ce qu’il n’y a pas que les personnes qui fonctionnent selon l’intelligibilité de ce monde qui peuvent actuellement lutter, figurer sur le jeu ? Et qu’est-ce que ça implique, ou peut impliquer ?

 

S’il y a une chose que nous ne devons à aucun prix accepter, ni personnellement ni collectivement, et ce après un siècle et demi d’habituation à la brutalité de masse, à la mort, à l’indifférence et à la justification par les buts, c’est la naturalisation de la guerre, l’héroïsme, la projection aveugle dans les causes, l’utilitarisme. (Anders). Sans quoi nous ferons in fine le même boulot que les aménageurs et les bleus, en nous en rendant vaguement compte et en refusant de l’imaginer plus nettement.

 

On nous parle ici et là de « fin du vieux monde ». Pourquoi pas ? Mais il n’y a aucune fatalité à ce que ce vieux monde finisse dès que nous apparaissons, nous qui sommes ses sujets. Il n’y je crois pas non plus de fatalité à ce que nous le reproduisions sans fin. Mais cela ne se fera pas sans examen critique de ce qui nous porte. Certains de nos lapsi comme « libérer les normes » ou « approfondir l’existant » ne sont peut-être pas que des expressions malheureuses, mais bien l’énonciation de ce devant quoi nous reculons a priori.

Il y a aussi le suffixe automatique « et son monde », qui a l’inestimable avantage de nous exonérer et de définir précisément ce qu’est, contient, structure ce « monde » - et enfin ce qu’est, dans ce cas et en général, un « monde ». Nous en sommes arrivées à l’invoquer comme un autre providentiel, toujours présent et utilisable, et qui peut à volonté rassembler ou non ce que nous avons jugé intéressant d’externaliser ou de dichotomiser. « Son » monde. En représentons nous un, de monde – et surtout, faut-il recréer un monde, ou bien peut-être par contre se débarrasser de cette totalité ? Va savoir.

 

La lutte, cette forme qui a trusté, en se modernisant elle-même, les volontés comme les refus, a pris les structures d’un travail, qu’elle a ajouté à la vieille valorisation virile de la guerre. D’une transformation de la fatalité en quelque chose de consommable, d’identifiable. La lutte n’est pas, plus tant une échappée qu’une rétribution, une action de justice. Une remise de ce monde sur ses pieds. Mais avons-nous tant que ça envie qu’il marche, ce monde, ou voulons nous en changer ?!

Il est bien possible que la forme-lutte soit une de ces impasses où nous en pouvons que surenchérir, et, comme la famille, une de ces véroles qu’il ne faut surtout pas essayer de remplacer. Mais questionner ce qui nous y coince.

Je crois qu’il serait primordial de nous interroger sérieusement sur les cadres que nous nous imposons, historiquement, avec les idéologies de la lutte (réappropriation/concurrence) et aussi du chemin (histoire déjà écrite et progrès prévisible). Il se peut bien que, de même que travail et capital sont deux guignols du conflit apparent desquels nous sommes amusées, ces formes soient de celles qui nous coincent dans la répétition.  

Peut-être n’est-ce pas un hasard que dans les argumentaires antiféministes qui viennent et reviennent avec ponctualité, l’accent soit mis avec insistance sur les formes valorisées d’une part, sur la nécessité qui doit tout encadrer, qui est même le seul cadre concevable, d’autre part, avec le besoin, encore et toujours lui  : réalisation, lutte, efficacité, hiérarchisation, préséance du but unitaire, au nom de l’idée et de la nécessité (d’ailleurs peu explicite mais toujours présenté comme évident : l’arrivée sans entraves dans un réel qui est en fait celui de l’ordre des choses ; le faire tourner comme il faut). Bref, tout l’arsenal de l’imaginaire masculiniste. Remettre préalablement à tout les gentes à leur place, dans ce qui doit rester du meilleur des mondes, le vieux biais ressentimenteux qui vérole et détruit les tentatives révolutionnaires depuis longtemps.

Je dirais volontiers que si des cadres politiques et moraux, peuvent servir au chantage au maintien des injonctions, coercitions et contraintes évidentistes, alors c’est un signe qu’il nous faut nous débarrasser de ces cadres et ne pas chercher à les réinvestir ou à nous les réapproprier, de peur de nous mettre à reproduire leurs conséquences.

 

Si nous voulons sortir de l’auto-fatalité, il nous faudra nous arracher au ressentiment, à la récrimination, à l’existentialisme et à l’appel à l’évident. C’est cet évident qui nous a menées où nous en sommes et par lequel nous nous sommes faites ce que nous sommes, sujets automates de formes sociales souvent destructrices et toujours inhumaines.

 

Nous installer dans des endroits, mais pas nécessairement en réaction, qui produit un contre effet de surenchère et de lutte, et avec un regard critique sur la réappropriation. Et le rapport d’appropriation. L’autre année, avec quelques, on s’était penchées à quelques sur une hypothèse de rupture envers la logique du rapport sujet-objet. Sur le coup, j’étais restée sceptique, et n’étais pas loin de penser que ce fusse une post-erie de plus. Á présent, je commence à croire que la question est pertinente.

 

Y nous faut de la place et du temps, mais gardons nous d’en faire prioritairement des luttes. Et surtout de nous projeter dans des formes gloutonnes, que ce soient des alsace, des lorraine, des zad ou des taz. Ce qu’il nous faut c’est vivre, au moins un peu, respirer, comprendre aussi, et la lutte, non plus que le travail, non plus que l’amour, non plus que la patrie ou même la matrie, c’est pas une vie !

 

(Futur d’une zad non aéroportuarisée : extension de la planète mars qui règne déjà à Treillères, en plus snob, ou christiania post je sais pas quoi où on échangera de l’existence comme métamarchandise ?). C’est déjà malheureusement un peu comme cela que ça tourne depuis l’automne ; la zad est en partie devenue une usine de production/distribution d’existence, d’estime de soi et de probité politico-morale. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas non plus dramatique (même s’il arrive que ça le devienne, comme quelques fois ces dernières années). Mais faire comme si c’était un grand moment de la sortie des logiques de ce monde nous laisse dans la confusion la plus totale. L’idée d’apporter, comme celle d’en retirer, sont prises pour bonnes, sans examen. Okay – mais il ne faudra pas s’étonner si on patauge dans l’échange, comme dans le reste de ce « monde » toujours évoqué, jamais précisé.

 

En fait c’est déjà un peu le cas, surtout depuis l’automne dernier : la zad est un grand magasin existentiel, gratuit selon certains critères. Mais la production, la pénurie, l’angoisse de manquer y règnent comme dans la totalité du monde de la nécessité et de l’échange. Et la gratuité suppose pour se manifester que la norme soit l’échange comptable. Cela dit, peut-on faire mieux aujourd’hui ? Et jusques où peut on ne pas faire, aujourd’hui de même, sans mourir ou s’étioler ?

 

La catastrophe, c’est l’acceptation intériorisée de ce que nous sommes arrivées à croire nécessités.

 

 

 


 

 

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  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ebranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée au backlash réac-libéral pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste novatrice, universaliste négative, apostate de l'intersectionnalisme, philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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