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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 12:50

 

 

Une fière chevalière et un peu cheftaine de l'espèce de croisade anti-putes en cours de rassemblement passe, paraît-il, finement sur les faits, raisons et arguments qu’oppose un syndicat à cette louable entreprise, en résumant la question à : « Ellils sont 200, au Strass ».

 

C’est très intéressant parce qu’en trois ou quatre mots, on a d’un coup le dynamomètre de la pensée qui gît dans ce genre de mentalité.  « Plus on est nombreuXses plus on a raison », et même inversement. C’est même un critère sûr et certain. Ça évacue toute ratiocination sur les contenus, les réalités, les arguments, la logique même… Tout cela n’a aucune espèce de poids, à défaut d’importance On compte et voilà. Les plus fortEs gagnent. Comme c’est inhabituel !

C’est vrai que ça évite de se casser la tête. Ce qui semble être une priorité de la politique-spectacle actuelle.

 

Ça fait de la peine de rappeler les innombrables fois dans l’histoire où une majorité a eu tort, pensé en chœur n’importe quoi, et au besoin commis des horreurs.

 

Je me suis même laissée dire qu’agacée par une contradictrice qui lui agitait au nez l’éventualité tout à fait invraisemblable que des tapins puissent l’être volontairement, aussi librement qu’on peut l’être dans une pareille société, et y trouver leur intérêt, la même cheftaine aurait répondu tout à trac : « On va pas faire une loi en fonction d’une minorité ».

 

Ah bon ? C’est bizarre, la doxa néo-féministe etc. semblait justement affirmer le contraire depuis quelques années. Est-ce à dire que les partisanEs du nettoyage social et sexuel vont partir en campagne, par principe, contre l’extension du mariage aux couples de même genre, par exemple. Puisqu’une loi ne doit pas être faite en fonction de minorités ?

 

Mais il est vrai qu’il y a les minorités propres, et les minorités sales. Sans parler des lois qui coûtent du fric à redistribuer, et celles qui coûtent rien ; tout du moins dans un premier temps. C’est marrant, les lois qui stigmatisent et excluent, et plaisent tant aux propres, sont généralement de la seconde catégorie. Les bonnes âmes de gouvernement en savent quelque chose. Et c'est toujours bon à utiliser dans les époques où les hérissons font leur nid dans les porte-monnaies publics...

 

 

 

Plume, la pute anti-sexe à la rue, toujours à faire chier entre les lignes de front.

 

PS : tiens, dans la famille des lois fumistes, si en france on veut supprimer les putes, en Iran on veut supprimer les chiens. Yes. C'est aussi une forme d'épuration d'ailleurs. Le pays est en faillite, les dirigeants (là pas de E, semble--t'il) discrédités, mais le plus urgent c'est de se dé barrasser des chiens...

Misère de la politique humaine.

 

 


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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ébranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée aux backlashes pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, pro peuple, pro nation, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste négative, moniste, novatrice ; philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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ni alliées, ni amies, ni copines, ni soeurs ; autonomies transses

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