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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:47

 

« Tu veux voir rutiler les bolides ? »

Arthur

« J’y vais pour voir, j’y vais en car ».

vieille pub

 

 

Même à distance de tout et de touTEs, je vois passer et défiler régulièrement, quand ce n’est pas s’approcher insidieusement, des rampements et grouillis t’philes, genre « j’aimerais connaître unE/des t’ », ou la même chose en plus ampoulé, tortillé, ambitieux : « Je voudrais traîner, habiter, me confondre, copuler pourquoi pas, avec des t’ ». Voir, savoir. Et profiter.

 

Je ne cause pas là des tentatives des socio, univ’s et autre journaleuXses, à qui je raccroche au nez quand c’est mimiche qui tombe sur leur carnet d’adresse. Je cause des privéEs à motivation baveuse, et des biomilitantes qui aiment à s’afficher t’philes.  

 

Là, en en voyant une de plus, j’ai d’abord pensé à la classique, radicale solution d’une collègue, bref, envie de l’expédier en colissimo sur la Lune. Shoot’em up.

 

J’eus bien aimé qu’on entreprenne de couper le zigouigoui aux t’philes en tous genres, depuis les t’lovereuses jusques à nos hypocrites zamiEs biomilitantEs… Version CeCe McDonald élargie, quoi. (On peut, ceci dit, y procéder moralement et socialement, en ôtant vigoureusement leurs paluches de nozigues. Il faut juste le vouloir fermement…)

 

Mais voilà, plus les années passent plus je suis réticente aux solutions en général, et en particulier ce qui suppose extermination. Même des gentes qui m’insupportent grave, ou qui se révèlent des charognes (mutation régulièrement observée chez des bio placéEs à proximité de t’).

Ce n’est pas par aménité ni par indulgence, c’est juste que quand on met ce genre de processus en marche, il a tendance à s’autonomiser et à ne s’arrêter qu’après vous avoir bouffée vous-même. Et vous avez l’air tout de même rien c…e dans l’histoire, au moment de passer à la trappe.

 

Que faire alors ? Ou que ne pas faire ?

 

M’est alors revenue cette réponse qui me revient depuis que je l'ai lue, enfant, dans le Poil de Carotte de Jules Renard, livre plutôt rude que je ne conseille pas aux âmes sensibles. La réponse de monsieur Lepic à son fils qui lui demande un livre : « Écris des livres, tu les liras ensuite. »

 

Et bref, j’ai envie de répondre désormais : tu veux connaître des t’, t’lande ; ben transitionne, patate, tu ne pourras pas y connaître mieux, ni te trouver plus au courant, ni récolter plus de points-légitimité/victime, cette monnaie de notre salle de classe idéologique !

 

(Dommage, là encore, qu’on puisse pas les hypnotiser pour les faire aller elleux aussi, de leur plein gré, à la charcut’).

 

Et si tu t’aperçois alors que tout ça était une sale blague, eh ben tant pis pour ta gueule.

 

La curiosité est un vilain défaut, qui finit toujours puni.

 

 


 

 

 

 

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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ébranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée aux backlashes pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, pro peuple, pro nation, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste négative, moniste, novatrice ; philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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ni alliées, ni amies, ni copines, ni soeurs ; autonomies transses

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