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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:18

 

 

 

"Grand regret de vingt ans de cauchemar ; la réalité est bien pire.

On peut tomber du lit, mais pas descendre plus bas que terre.

Sauf pour y être enterrée."

 

 

 

« Ensemble nous sommes fortes » et autres lanternes du même genre, répétées à un rythme d’autant plus effréné que la réalité la plus plate, constante, en est exactement une contre-vérité, de plus en plus, à mesure que le cannibalisme bienveillant et vigilant achève de nous imprégner ; que l’autre est toujours plus féroce ; que ne pas se retrouver seule et livrée aux abattoirs ambulants se négocie de plus en plus cher.

"Ensemble", nous sommes généralement très fortes pour nous torturer, nous surveiller, nous détruire,  nous trahir, nous offrir des biques émissaires. Nous sommes d'ailleurs en cela les héritières d'une longue tradition politique et humaine. Pour autre chose, ça reste souvent à démontrer.

 

Le mensonge, et le mensonge outrageusement dénié, proclamé impossible et obsolète, est décidément à la base de la triste et violente farce militante. Le mensonge selon lequel il n’y a pas de mensonge et que tout est vérité.

 

On a beau être habituée, on a beau même avoir longuement beuglé ces sales blagues avec les chacalEs, ça fait quand même mal au ventre.

 

Ça doit être un reste de conscience, ce réticule suspect et sans utilité.

 

Le problème avec le mensonge, sa pestilence interne si j’ose dire, c’est qu’il engendre la folie. Et que la conscience ne peut rien contre. Bien au contraire, c’est elle-même qui, au milieu des sables mouvants, égarée, se retourne contre elle-même, seule présente (le mensonge est absence, comme le diable chrétien, insaisissable), et se mue en folie. En cela le mensonge est une espèce d’arme absolue.

 

Il déconcerte, comme il est dit dans le titre d’un livre d’Ante Ciliga sur le paradis socialiste, à présent un peu oublié. Ce qui est là encore un délicat euphémisme pour dire qu’il anéantit de l’intérieur. Il n’y a plus moyen de s’y retrouver. Se retrouver est un délit dans un environnement idéologique dominé par la norme et la contrainte du Là bas si j’y suis. Et, de même que la société mainstream distribue caméras, cachets et tous autres moyens de prévenir le délit, ses alterno-annexes préfèrent détruire également préventivement les personnes, plutôt que d’avoir à leur courir après.

C’est assez efficace. Et chacunE sait que l’efficacité est un maître mot dans les collectifs autant que dans les multinationales.

 

Votre girafe pouic pouic s’engage, si par miracle elle vient à ressusciter et à ramper hors du du charnier des sous-humainEs, à mener campagne contre la prétention militante à l’impossibilité du mensonge. Et, grand avantage, elle ne vous demande même pas de la « soutenir », vu que ce vocable et ce qu’il recouvre appartiennent au cœur même de l’arnaque. Pas un sou non plus – celles qui lui en doivent le savent bien, les autres queud’ch. Et elle vous promet de ne jamais s’installer à Tarnac (dép. de la Corrèze).

 

 

LGPP

 


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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ebranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée au backlash réac-libéral pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste novatrice, universaliste négative, apostate de l'intersectionnalisme, philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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