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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 07:35


 

J’ignore si vous avez déjà lu des choses à propos du singulier traumatisme qui apparaît quelquefois chez les prisonnierEs, les exiléEs, celleux aussi qui sont d’une manière ou d’une autre tombéEs dans un état insupportable, hors de toute vie vivable, souvent matérialisé par un lieu, de préférence exigu et pourri. Ces témoignages sont aussi vieux que l’histoire écrite, mais se sont singulièrement multipliés depuis que la prison moderne existe, cette magnifique conquête des Lumières ; ces indispensables Lumières dont nous n’arrêtons pas de nous lécher les babines, et qui semblent à l’origine de la dépossession, du crashage et de l’enfermement contemporains. Depuis qu’un nombre colossal d’individuEs peuvent bénéficier donc des nombreuses formes de bouclage qui caractérisent notre époque de trous déracinés.

 

Ça consiste en une espèce d’attachement, désespéré et morbide, à son cachot et à ce qui va avec. Ça n’a rien d’enthousiaste ni d’idéaliste, oh ça non. En fait ce n’est même pas un attachement ; c’est un détachement, au contraire, et pour tout dire une crainte, de tout ce qui est hors !

 

On les trouve déjà dans le mélancolique Mes prisons, de Pellico. Il est vrai que celui-ci faisait encore partie de celleux qui l’avaient, comme on dit, bien cherché, en allant comploter contre les AutrichienNEs. Mais évidemment, ça s’est multiplié au rythme de l’enfermement, du parcage, qui est devenu, avec les temps modernes, une des grandes manières de faire vivre un présent exaltant, de gré (?) ou plus certainement de force.

 

Je me pose la question, en ce second automne que je vois m’échapper pour cause d’enfermement, relatif mais tout de même, dans un trou ; je me pose donc la question, en redéroulant l’abominable année que je viens de passer et les, disons, deux occasions que j’ai eues de pouvoir y échapper, fut-ce à grand prix et au risque d’une autre forme de précarité par la suite. Une des ces occasions s’est même acharnée sur moi, on pourrait dire. Une vraie chienne couchante. Eh ben non, j’ai failli mais je l’ai repoussée, terrorisée.

 

Et, bien sûr, en ce moment où je commence sérieusement à m’affaiblir, physiquement comme moralement, ne pouvant à la vérité supporter des conditions de vie aussi dégradées, je me pose des questions. Est-ce que je n’ai pas fini par m’attacher, en quelque sorte, à ce cachot ? Par cachot, j’entends à la fois l’endroit, ce garage repeint où le propriétaire gâteux et obsédé me pisse littéralement sur la tête, devant lequel la population locale défile en essayant de ne pas trop regarder, depuis que j’en ai poursuivi un dans la rue en beuglant ; et à la fois la situation, que je ne vois d’ailleurs pas comme m’étant propre. Situation sans espace, sans temps, suspendue, minable. Je participe, bien éberluée tout de même que la vie que j’ai tenté de mener m’aie conduite là, d’un abaissement général des conditions de survie. Peu importe qu’il y ait l’eau courante, par exemple, ou internet. Ce qui caractérise ces conditions, c’est l’entassement promiscuitaire, l’absence de lieu et de place qui soient propres aux personnes – ce qui ne signifie pas nécessairement la propriété au sens légal et privatif ; ainsi, dans ma petite maison, je vivais tout le plateau autour comme étant chez moi, tout autant que chez les autres habitantEs du lieu. Il faisait partie de mon intimité, avec gentes, bêtes et arbres. Et réciproquement, je faisais avec joie partie de la leur. Quelle chute lorsqu’on voit les unités d’habitation, les cellules, les chambres de mouroirs ou même les lotissements, avec leur quant-à-soi crispé et procédurier.

Le manque d’espace propre, ai-je dit. La précarité aussi, à tous les niveaux, même ceux relativement, comme on aime à dire privilégiés. Plus rien n’est vôtre, plus rien ne dépend de vous. En d’autres termes et en retournant la phrase, vous êtes à la merci d’un grouillis de mises au carré qui vont de la simple haine de voisinage au règlement du parc naturel régional, en passant par le service des eaux. Tout cela pourrait être bel et bon, à la rigueur, s’il ne s’agissait pas tout simplement de réglementer le désastre, et de faire que nulLE ne s’en échappe.

 

Mais bon, foin de ces récriminations poujadistes dont je suis coutumière, c’est pas de ça que je voulais causer, mais de son envers. Comment et pourquoi peut-on finir, fut-ce négativement, à se retrouver attachée, et je souligne ce mot, à une situation invivable, au point de faire foirer toutes les possibilités d’en sortir, même honorables ? La peur ? La peur. Je ne trouve, à vrai dire, pas bien d’autre explication.

 

La peur, comme bien collectif, si j’ose dire, est probablement une vieille, très vieille connaissance pour – tiens je vais redevenir antispé pour une minute – à peu près tout le règne animal. Je ne sais pas si je puis dire une motivation. M’enfin elle est à peu près omniprésente. Á ce point qu’on pourrait définir comme un état de félicité les rares moments où, même en scrutant notre conscience, nous n’avons peur de rien d’immédiat ou de presque immédiat.

Mais j’ai pas envie de gloser sur « la peur » comme quasi-abstraction, comme d’autres glosent sur « la violence » et autres tautologies. Nan. Là il s’agit très précisément de la peur qu’on ressent, une fois bien ratatinée, de faire au fond le moindre mouvement, de prendre une décision, de faire autre chose que survivre, pelotonnée, bien mal mais en attendant avec terreur le coup suivant. Or, voici que ce coup arrive.

 

Et, or de nouveau, la peur, et là je parle d’une peur bien particulière, une peur historiquement déterminée, la peur donc est un des grands… ah, comment dire ? – une des grandes personnes, des grandes présence de la modernité. Oui, plus qu’un principe ou une donnée. C’est une espèce de personne diffuse en chacunE d’entre nous. Qui nous nourrit de sa vilaine bouillie, et que nous nourrissons en retour, à moins qu’elle ne nous vampirise mais je n’aime pas nous déresponsabiliser, de toutes nos velléités, de nos sentiments, et même de notre force. Eh oui – je ne peux pas m’empêcher, lorsque je vois la vigueur décidée avec laquelle nous brandissons nos figures du Mal, lorsque je vois combien nous investissons de confiance hargneuse dans les institutions qui gèrent la peur et en vivent, je ne peux donc m’empêcher de penser que nous avons, en quelque sorte, fait désormais un pacte avec la peur. Mais pas du tout un pacte égalitaire. Non, nous lui avons donné la gouvernance – pourvu qu’elle soit une peur organisée, compréhensible,  bien distribuée et imposée à touTEs (ah, notre satané souci d’égalité abstraite). La peur est ainsi devenue une de ces qualités qui forment le sujet social moderne. Et nous y sommes attachéEs, à défaut de l’aimer à proprement parler (mais qu’en est-il par exemple de nos relations, cde mode de survie obligatoire, sinon d’un attachement ?).

 

J’ai parlé plus haut de bien collectif, qui est un néologisme plein de contenu et de sous-entendus. Ce n’est pas par hasard, mais c’était abusif en tant que donnée transhistorique et même transspécielle. La peur est une fatalité, une nécessité de survie, si on veut – mais la peur structurée justement comme bien collectif n’appartient qu’aux humainEs, et peut-être aux humainEs modernes (ça se discute). Et ça fait froid dans le dos, en fait, de se dire que – oui, c’est désormais un de ces biens, un de ces trucs sans lesquels on ne peut imaginer vivre ensemble, alors même qu’elle dissout cet ensemble. Une de ces saucisses qui nous pend irrémédiablement au nez. Un de ces biens, comme l’économie ou l’énergie nucléaire, avec lesquels nous nous exterminons lentement, progressivement, attentivement – mais on ne peut évidemment dire tranquillement !

Bref, constater que c’est désormais un bien collectif, une des médiations partagées à partir de laquelle nous produisons le monde, est en soi quelque chose… d’épouvantable. Je me remémore instantanément l’exposé sur la « machine infernale » de Docteur Folamour, où le dit docteur conclut, sur un ton inimitable, par la tautologie sans avenir ni espoir que « la machine infernale est terrifiante ».

 

Oh, bien sûr, on en trouvera toujours des raisons, d’avoir peur. Les raisons sont ce qui manque le moins. Et en instaurant une société d’obligations toujours plus intenses et étroites, on est bien certainEs d’avoir de quoi nourrir la peur par le cannibalisme et la brutalité systématiques que ces conditions intériorisées entraînent.

 

Mais la peur de s’échapper, la terreur de sortir de nos trous, matériels, situationnels, la crainte même de faire quelque chose pour nous opposer à notre destruction, si certaine soit-elle, et je ne parle pas ici, vous l’avez bien compris je pense, des impossibilités matérielles – voilà un produit bien singulier sur les rayons du triste supermarché des sentiments que nous nous autorisons et dévoluons.

 

C’est exactement ce que je vis depuis quelques années. Une peur qui me conseille sans arrêt de ne pas faire, de ne pas oser ce qui pourrait me sortir de la spirale viciée de la déchéance matérielle et morale. Qui me rend encore plus effrayantes les possibilités qui s’ouvrent, quelquefois très bonnes, ce qui est tout de même prodigieux et tout simplement opposé à la raison la plus ordinaire.

 

Bien sûr, les psys sont là pour découper tout ce sale gâteau en petites portions individuelles, pour nous persuader encore plus que, hors l’institution, il n’y a pas de salut, et conséquemment que nous ne pouvons rien faire ni ensemble, ni mêmes les unes pour les autres. Ce qui est très exactement d’ailleurs le credo des militantEs institutionnalistes en général : état, justice, missions sociales, économie, tout doit être médiatisé, sinon on se sait pas où ça irait et ce serait très mal.

 

Mais même passé cet écueil intellectuel, eh bien on est encore quinaudes, parce que c’est une réalité également, que cette peur isole.

Loin de moi pourtant l’idée volontariste de déclarer qu’il suffirait dès lors de ne plus y croire et de se mouvoir pour que les miasmes se dissolvent. Il s’agit, je pense, d’une de ces abstractions réelles chères au vieux Sohn-Rettel comme à mes camarades de la critique de la valeur. Elle est bien là, elle agit et s’incarne en nous, nous sommes elle. Et nous voilà bien avancéEs.

 

Bref, je suis persuadée que de structurer le monde entier en peurs, en peurs terrestres, en peur de l’immédiat, de l’autre et du voisinage, des méchantEs et des dominantEs, pas d’un enfer dans une autre vie, a des conséquences à tous les niveaux de notre survie. Que l’obsession du mal et des méchantEs, nécessaires et omniprésentEs, nous a à la fois structuréEs, pour le pire plus que pour le meilleur, et nous a par ailleurs parfaitement vrillé la nénette.

Et que le résultat le plus collectif, le plus commun, en est que tout ce qui nous reste d’énergie et même de liberté passe dans une frénésie d’aménagement de notre et de nos taudis, de nos survies véreuses et d’un social étouffant. En un mot dans un perfectionnement obsessionnel et peut être illusoire, perdu d’avance, perdu chaque jour dans l’éboulement de la carrière, des formes que nous ne voulons plus quitter, et dont nous ne voulons plus qu’elles nous désertent. Nous serions si seulEs alors !

Par conséquent, que toute échappée et tout dépassement, ne serait-ce que comme perspectives hypothétiques, sont désormais clairement jugées comme non seulement déraisonnables, mais suspects et même potentiellement criminels.

 

Il ne faut donc pas s’étonner si nous croupissons de plus en plus, moi la première, dans nos bauges rétrécies. Nous faisons tout pour, et notamment quand nous « warriorons » et nous transformons, non pas en amazones, mais en lignes Maginot encerclées, plus ou moins imprenables pendant un certain temps, mais nous écroulant à terme dans nos souterrains.

Nous nous sommes laissées de moins en moins de manière d’en sortir. En vie. Puisqu’une manière radicale mais paradoxale (on ne sort pas, on disparaît) est la mort rapide.  

 

Vous remarquerez que je n’ai convoqué à aucun moment une autre personne morale qui sévit fort chez nous, j’ai nommé le risque. Je viens même juste de m’en apercevoir, il ne s’est pas présenté jusque là une seule fois à ma réflexion. Tout simplement parce que ce fameux risque, tant prisé par le versant libéral et cynique des gestionnaires de la peur – dont je rappelle qu’à une multitude de titres nous faisons touTEs partie – est justement indissociable de cette fameuse peur. Sans peur omniprésente, pas de risque. Le risque n’est pas « ce qui pourrait arriver » (même si nous aimons croire à cet amalgame). Le risque c’est l’aspect de la peur qui concerne la dévaluation. C’est une espèce d’arithmétique qui a fort cours, et qui a remplacé presqu’entièrement ce qu’autrefois, avec plus ou moins de justesse d’ailleurs, nous appelions le possible ou même le destin. Je crois d’ailleurs que ces vieilles boîtes à chaussures n’étaient justement elles aussi que des boîtes à chaussures. Au moins étaient-elles moins terrorisantes.

 

Alors comment conclure ? Ben comme d’habitude, je dirais que la seule manière de conclure dépend de nous, et à commencer de chacunE. J’y ai soigneusement échoué, et que je sois ou non très « accompagnée » (façon de parler, puisque la peur et le manque de moyens qui en découle nous isolent) dans cet échec n’est que d’une importance adventice – quoi que, non… J’ai aussi souvent dit que plus nombreuses nous étions à résister au naufrage, matériel, intellectuel et moral, plus il y avait de chances et de navires qui tiennent la mer pour récupérer du monde. Donc non, effectivement, plus il y a de monde à la baille, moins on pourra s’en sortir.

 

Il ne s’agit pas, comme le voudrait un copié-collé agaçant, d’en « finir avec la peur ». Parce que cet intitulé patronne toujours la recherche de cette peur, en fait, et de maux, incarnés de préférence et même fétichisés, susceptibles de la nourrir. Je contemplais ainsi, ces derniers temps, le glissement de logique qui affecte les « slutwalks », les marches des salopes, à mesure qu’elles se répandent. Je n’entrerai pas ici dans ce que je pense de ces « réappropriations » en elles mêmes. Mais alors que les premières, dans leurs slogans, insistaient sur une forme de liberté et d’indifférence, aidées au besoin de coups de pied au cul des importunEs, celles qui se préparent ces jours-ci, en france par exemple, sont désormais arqueboutées sur la peur et le mal. Personnifiées ici par le viol et les violeurs (chacune sait que les femmes, bio ou trans, sont par nature et culture douces, respectueuses, bref ne se font pas de mal…). Et conséquemment sur l’appel aux institutions de la peur (puisque nous avons complètement intégré que nous ne pouvons ni même ne devons agir en notre nom, ni même nous entraider ; c’est à la police d’y veiller, point). On en arrive même, ça aussi il faudrait que j’en cause, à une concurrence dans le comment on a peur, en fonction de notre « statut social », ce nouveau pedigree, et à des réclamations spécifiques – mais toujours regroupées sous la houlette de cette bergère mécanique. L’important c’est que tout le monde puisse peuriser en accord avec son statut, ses ancêtres, sa validité et que sais-je encore. Participer – l’ultima ratio actuelle.

C’est une option, c’est même une décision. Je tiens juste pour ma part que, dans la mesure où elle est réalisable, elle ne nous mènera qu’au cœur de ce monde, de celui-ci, et nulle part ailleurs.

Après tout, si c’est ça qu’on veut. Mais il serait bon de l’assumer clairement, qu’on refuse de sortir du monde tel que nous l’avons, à la fois consciemment et inconsciemment, modelé depuis la réforme et les Lumières, dans le capitalisme, l’économie, l’essentialisme matérialiste, l’abstraction des gentes en valeur et en citoyenneté, la transmission de tout pouvoir aux institutions. D’assumer donc que ce monde est déjà le nôtre, dont nous voulons la perfection. Assumer enfin qu’il n’est pas impossible que cette perfection consiste en un suicide collectif au milieu d’une barbarie sans précédent. C’est une hypothèse. Qui survivra verra.

 

C’est là que je songe toujours à ce film dont je vous causait il y a des mois, Mater natura, qui raconte les innombrables déboires de f-trans dans une grande ville, ce qu’elles se prennent dans la figure et ailleurs. Mais ne finit pas sur un hymne à une réforme salvatrice, sur des lieux de travail du sexe vidéosurveillés, sur une représentation à la chambre, sur des lois et des chartes, etc etc. Elle finit sur une désertion, laquelle a été soigneusement orchestrée et préparée par une vieille maman trans, à l’insu de touTEs. Cette désertion est aussi une désertion de la peur, et des pansements qui la justifient, la pérennisent.

Enfin, une désertion des solutions. Voui. Je m’intéresse de plus en plus, avec ce qui me reste de cerveau, à cette espèce de chantage intellectuel et moral autogéré qui entend réduire le réel à « des problèmes et des solutions » - avec à la clé, comme toujours dans notre paresse morale qui préfère trouver des coupables qu’analyser des fonctionnements, l’incarnation nécessaire de ces formes obsédantes : tu es le problème ou la solution, point. Cela me paraît relever de ce que j’évoquais récemment à propos du consentement ou pas : on a d’emblée, dans ce cadre, accepté de ne pas sortir. Et de s’entrebouffer.

Il ne serait sans doute pas inintéressant que des gentes commencent à refuser d’être réduites à ces abstractions réelles qui nous mutilent tout aussi sûrement que des couteaux et des bistouris.

 

Il ne s’agit sans doute plus d’envoyer promener ces trucs ; mais au contraire d’aller nous-mêmes hors de leur prégnance, si possible est, et dans la mesure où nous en avons encore les moyens. Ces moyens sont sans doute des privilèges (encore que peu recensés comme tels) ; si c’en sont, c’est aussi qu’on – et nous faisons partie intégrante du « on » ! - nous les a retirés. Nous nous les sommes interdits aussi. Les privilèges, comme les cachots, peuvent faire des petits et se partager. Je préfèrerais un monde où se répandraient ce qui aujourd’hui sont devenus des privilèges, que des cachots.

 

Mais il faut pour cela parvenir à cesser d’aimer, en quelque sorte, la peur et sa mort lente, d’accepter de cesser de la nourrir et d’en tirer de torves bénéfices. C’est coton, je vous le dis. J’ai pas réussi. Ça ne veut pas dire que d’autres n’y parviennent pas en ce moment même. Discrètement et sans le demander à personne.

 

Comme disait l’autre, je leur donne ma voix qui meurt.

 

 

La merle blanche

 


 

 

 

 

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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ébranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée aux backlashes pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, pro peuple, pro nation, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste négative, moniste, novatrice ; philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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