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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 21:14

 

 

La petite murène, plus tectosage que jamais, profite d'un moment d'égarement pour vous présenter son estimable cousine, l'anguille de Melun, laquelle, de tradition, crie avant qu'on l'écorche et en a bien raison !

 

On ne le dira jamais assez : crions avant d'avoir mal !

 

 

anguille

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 12:27

 

 

...la matinée à chercher des papiers justificatifs pour qu’on me laisse me voler mon temps tranquillement. En fait, travailler pour vivre est encore plus stupide que vivre. »

 

Alejandra Pizarnik

 

 

Ce qui n'est pas peu dire, vu ce à quoi nous consentons comme vivre.

 


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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:55

 

sur le site d’Alison Bechdel, l’auteure de Lesbiennes à suivre, qui est parmi les meilleures bd lesbs. Dommage, en français, la seule édition, qui a presque vingt ans (que nous sommes vieilles, j’y crois pas…) est épuisée.

 

http://dykestowatchoutfor.com

 

J’ai été dans « biographies », il y a des personnages nouvelles, en plus de celles que je connaissais. Une ado T, la fille des deux qui se marièrent, et quelques autres.

 

Eh ben vous voyez, j’ai beau être critique, négative, incrédule, revêche, ringarde et renégate, j’ai beau trouver que c’est ultra bien pensant et que les identités qui ont passé le baccalauréat social s’ajoutent « naturellement » en cumul, eh bien zut, non seulement j’adore Bechdel et Lesbiennes à suivre, mais encore, en songeant, je finis toujours par me dire que je préférerais qu’on soit que des nanas. Et qu’on ne glisse pas irrémédiablement, répétitivement, vers des valeurs masculines, « réappropriées » ou pas. Un monde F. Je pense pas que par miracle et vertu on se trouverait libérées du Mal, et même pas des formes sociales à l’œuvre à travers nous. On continuerait sans aucun doute à patouiller et à se faire, à nous-mêmes comme aux autres, les pires crasses. Mais ça serait tout de même plus vivable, je crois.  

 

Après je serais pas mieux sociable, et je grognerais toujours seule dans mon coin, babosse et hargneuse, ça ne ferait pas un pli. Mais j’aurais par devers moi un chouïa plus de sympathie pour ma planète humaine.

 

D’ailleurs, tiens, voilà que d’autres me remettent en mémoire, justement, le test de Bechdel. Oh, bien sûr, c’est un constat que nous avons bien souvent fait entre gouines, que nous nous occupons cerveau et langage avec les mecs. Mais je suis contente que ce test lui soit attribué ; et, tenez vous bien contente de faire de la pub, pour une fois, envers OLF, sur le site duquel j’ai trouvé cet article.

http://www.osezlefeminisme.fr/article/cinema-representations-des-femmes-le-test-de-bechdel

 

Eh oui, je suis une vieille grognasse aux manières surannées, et donc je suis toujours joyeuse, figurez vous, de pouvoir signaler quelque chose que j’aime de la part de gentes avec qui je suis brouillée à mort, et dont je combats souvent les conceptions. Ça rappelle que, si on veut absolument causer de légitimité, eh bien nous sommes légitimes, réelles, existantes, faillibles, toutes autant les unes que les autres. Qu’on s’apprécie ou pas.

 

Et quant aux mecs, ben oui, nous nous disions toujours avec un mélange de tristesse, d’agacement et de malice que plus on y a affaire, plus on en cause. Pour tout dire, un peu soûlées par les hétéra qui viennent pleurer dans notre giron l’invivabilité de meclande, et y retournent allègrement une fois consolées. N’y ayons point affaire, ou le moins possible ! Et surtout pas bénévolement.

 

Rien de tel que la mauvaise volonté pour refroidir les ardeurs.

 

 


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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 21:54

 

 

Ça piaille et caquette ferme à droite (mais aussi, en sourdine, dans la vieille gauche nationalo-réaque), où on brandit désormais carrément des thèses apocalyptiques au sujet du mariage pour tout le monde et autres facéties.

(http://yagg.com/2012/02/15/pour-jean-marc-nesme-le-mariage-et-ladoption-pour-les-homosexuel-l-es-est-%C2%ABune-ineptie-contre-nature%C2%BB/)

 

Le pire, c’est que je suis persuadée que celleux même qui disent ça, en rajoutent, n’y croient pas plus que ça. C’est juste de la retape électorale de circonstance en direction de la « france profonde », supposée bien mesquine et haineuse. Et qui l’est, mais d’abord pour sa tranquillité promiscuitaire et son bas de laine appauvri. Dans quelques années, un peu plus tôt plus tard, ce seront les mêmes qui discuteront mordicus de tel ou tel aménagement fiscal de lovelande et consofamiland pour touTEs.

 

Pasque le pire du pire, c’est précisément que nous ne leur donnions pas raison. Si seulement ! J’aimerais tellement qu’ellils disent vrai, que nous soyions un ferment de mise à la casse de cette société, de ses manies et de ses carcans. Un caillou irréductible qui casse les dents, allez, tiens, de l’hétéropatriarcat, de ses formes, ses sacrements et ses économies.

 

Bernique ! Nous avons pris, il y a belle lurette, le chemin de l’existence et de la reconnaissance, lequel mène vers l’intégration aux valeurs et au fonctionnement communs. Á la reproduction. Nous surenchérissons de normalité participative. Nous sommes bien sages, industrieuXses et fécondES. Un rêve louis-philippard, quoi. Enrichissons-nous, de tout ce qui fait valeur et ventre, voilà le consensus. Et la concurrence. Concourir...

 

C’est la pareille de ce vieux loup-garou mangé aux mites des classes qu’on dit dangereuses, lesquelles ne sont d’aucun danger pour les idéaux, les structures, les désirs de notre multitude, dans lesquels nous communions avidement, en réclamant le même et en nous marchant sur les pieds pour la distribution. Le danger n’est que rhétorique de notre fascination pour la déglingue qui gagne et la rédemption qui se fait nécessairement attendre.

 

Eh oui – être n’a jamais suffi à changer quoi que ce soit. Tout juste à contribuer et à confluer. On ne sort pas du cirque par la seule vertu de soi-même. Il s’y faut atteler.

 

Dommage tout de même. J’ai tendance, optimiste fossile, à croire qu’on aurait pu ne pas. Si on avait voulu.

 

Après on peut toujours essayer.

 


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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:50

 

 

 

La maudite n’est pas moins grégaire qu’une autre. Question de circonstances.

 

Mais voilà, ce n’est pas parce que vous appartenez à une famille que vous y êtes bienvenues.

 

Hé hé !

 

Neiraseule

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:33

 

La culbuto bleu blanc rouge n’a pas failli à sa réputation, en nous promettant, l’autre jour, une nouvelle flambée régressive contre l’avortement, histoire d’en allécher quelques de plus. Comme elle ne se sent pas vraiment d’y aller de front, comme les populares en Espagne, qui elleux sont au pouvoir, et de ramener le droit à des « situations exceptionnelles », elle touche au porte-monnaie, déité adorée sous nos latitudes. Déremboursement – comprenez, braves gentes, que vous n’aurez plus à payer pour les traînées.

 

Le souci, c’est que n'est pas anecdotique ; elle se base, comme beaucoup d'autres, sur l'opposition avortement (mal)/contraception (acceptable, enfin pour le moment). L’avortement est un « échec », par définition – et de l’échec à la culpabilisation, dans notre société de réussite (warf !), il n’y a pas loin. Quand on me parle de réussite, ce mot qui a perdu son complément pour s’absolutiser, je me mets à courir.

 
C'est hélas là une position encore très majoritairement répandue (l'avortement comme "mal (plus ou moins) nécessaire"), position qui bloque toute avancée (délais, dépénalisation réelle, etc.) et ouvre la porte aux restrictions comme aux régressions. On essaie de cacher le « mal » sous le droit, mais ça dépasse. Il reste malséant de dire tout cru que se débarrasser d’un alien qui va vous bouffer la vie soit un bien. Même le penser est assorti d’une recommandation de mea culpa.

Il y a encore peu de temps, au sénat, dans un débat sur l'autorisation donnée au sages-femmes de délivrer ou non l'ivg médicamenteuse (qui a finalement été votée... et retoquée par le conseil constitutionnel !), la présidente de la commission ad hoc, Mme Dini, centriste et plutôt "progressiste" (elle est membre de l'ADMD), proclamait, sans que personne ne la reprenne, "personne n'est ici favorable à quelque IVG que ce soit" – tout en défendant l'amendement ouvrant cette ivg aux sages-femmes

 (http://www.senat.fr/seances/s201107/s20110701/s20110701012.html).

Il y a réellement une approche un peu schizo de la chose qui imprègne toute la société, quelquefois jusques en milieu féministe. C’est même difficile de faire la part de la répugnance et de la réprobation réelle, et celle de l’autocensure : n’allons pas trop loin, on nous enlèverait tout. Alors que toute l’expérience humaine et historique montre bien que c’est précisément en faisant nôtres les préventions adverses qu’on se prépare à tout lâcher au besoin, ou à tout se voir arracher des mains.

 

Cette gêne retrouvée envers l’avortement coïncide, ce n’est pas forcément un hasard, avec une espèce d’investissement désespéré, au milieu du naufrage, dans une notion de vie abstraite, bonne en soi (alors même que nous avons renoncé à maîtriser nos vies concrètes), et de l’enfance. Cette enfance, baudruche sociale et émotionnelle remplie de supposée « innocence » et d’une espèce d’espoir qui relève plutôt de l’abdication de nous-mêmes. D’où un paradoxal « refuge », bien peu efficace, dans le couple et l’engendrement, de quelque manière que ce soit.

J’ai été soufflée, aussi, de lire récemment des éloges d’un produit culturel infiniment compassionnel, sur le destin d’un enfant moribond (mais hein, tout de même, c’est beau la vie !) – et que ces éloges sont venus tout autant de lgbts patentéEs que de catholiques intégristes. Il paraît difficile d’être des deux. Mais ce n’était pas la question ici : la communion se faisait précisément sur cet idéal de l’enfance comme recours au désespoir, et d’une vie réduite à elle-même, n’ayant à peu près plus rien de supportable, qui fait penser à la triste « vie nue » dont parle Agamben. Valeur à laquelle il faudrait désormais cantonner nos volontés.

Ce qui fait d’ailleurs tristement rigoler quand on pense aux arguments genre « la vie c’est génial, il faut la donner ». Voui. Ce serait éventuellement quelquefois fondé si nous avions précisément su nous octroyer des vies supportables. Mais dans le naufrage actuel, de misère, de dépossession et de contrainte, alors que personne pratiquement n’arrive même plus à maintenir l’intenable fiction abnégatrice que « nos zenfants vivront mieux que nous » (tu parles, actuellement c’est déjà la génération des trente quarante ans qui se réfugie, sans rien, chez les parents et grands-parents soixantenaires, dernierEs pensionnéEs), c’est au-delà du foutage de soi-même.

Mais que n’endurerait-on pas pour pouvoir arborer un nenfant, en talisman social (plus ou moins efficace d’ailleurs) ; pour disposer de quelqu’unE sur l@quelLE crier au supermarché ; pour être en mesure de le laisser cuire ou geler dans la voiture ; afin de trouver où investir ses projets et autres schizophrénies ? Et néanmoins marcher blanc si quelqu’individu non parent l’estourbit. Pour pouvoir familler, tellement ça a l’air classe.

 

On veut de la « vie » - même, surtout peut-être, réduite à la servitude et à la reproduction du même ; on veut des nenfants. Donc on se méfie de l’avortement. Pas bien. Négatif somme toute.

 

Plus de nenfants, moins d’avortements, pour ne pas avoir à nous regarder nous-mêmes. Et à risquer l’effroi.

 


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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 17:08

La france qui gagne :

« La population carcérale en France a atteint un nouveau record. Avec 65 699 détenus au 1er février 2012, elle enregistre une hausse de 6,4 % sur un an (61 771 au 1er février 2011), selon des chiffres officiels publiés vendredi 17 février par l'administration pénitentiaire. Le précédent record datait de décembre 2011 (65 262 détenus). »

Le Monde, 18 février

Tous les espoirs sont permis !

 


 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 21:32

 

 

 

Ces derniers jours, je lisais avidement un livre comme je n’en avais pas lu depuis un bon moment, Nuit, de Hilsenrath. Qui relate la mort, parce qu’on ne peut pas parler décemment de vie, et que la plupart des personnages meurent effectivement, la mort donc dans une ville-mouroir de Transnistrie, en 42. Est-il utile de préciser que les gentes que l’on y fait mourir de faim, de maladie, de terreur, de tuerie et d’entretuerie sont juiFves ?

 

C’est un livre terrible, un récit dont l’auteur a subi le modèle réel ; ce n’est pas un livre glauque ; et cela même si il montre que lorsque la situation est abominable, eh bien nous nous mettons, le temps de crever, à sa hauteur.

 

Ce n’est pas une coïncidence ; la dernière fois que j’avais ressenti la même chose, c’est il y a des années déjà, en lisant Balut, d’Isroel Rabon, un magistral écrivain juif polonais, lequel mourut l’année même qui est décrite dans Nuit. Fusillé dans une fosse de la Shoah par balles. Rabon parlait du ghetto de son enfance, du shtetl dans l’empire Russe. Mais on y sent déjà l’extrême précarité qui constitue la vie de celleux qui n’ont pas droit de vivre.

 

Ces livres, au fond, sont d’une toute autre noirceur que ceux sur le goulag, dont je me repais également. Chalamov, Guinzbourg, Margolin relatent pourtant aussi une situation qui s’est emparée du destin de tout un peuple – et qui, pas plus que les ténébres de la Shoah, n’avait le moindre horizon autre que le soir, ou le lendemain au mieux. Et pourtant il y a autre chose, qui ajoute au désespoir. Et qui est sans doute lié au fait que, quand on est juiFve, on sait qu’on n’a pas le droit de vivre, dès le début, que ce n’est somme toute que sursis. Tandis que la plupart des goulaguienNEs, parmi lesquelLEs il y avait au reste maintes personnes juives, avaient autrefois non seulement vécu mais été autre chose, fondamentalement. Quelque chose et surtout quelqu’unE de fondéE à vivre et à exister. Même dans cette Russie où « on en chie comme un Russe ». Ellils avaient été ouvrièrEs, paysanNEs, cadres du Parti, militaires. Ellils étaient déchuEs.

 

Dans les témoignages de Levi, de Rabon, d’Hilsenrath, quelle qu’ait été la position sociale relative avant l’extermination, il y a la malédiction commune, la haine antisémite, ancienne et moderne. La haine structurale envers qui se voit attribuer l’inexplicable, le Mal insaisissable. Ça marche encore très bien de nos jours.

 

En tous cas je vous recommande les livres de touTEs ces auteurEs. Et de bien d’autres. Je n’aime pas, je l’ai déjà dit, la fascination de la déglingue, de la destruction, de l’abaissement, qui structure hélas une bonne part de la pensée militante, comme si la vérité et la lucidité jaillissaient du désastre et de l’écrasement. Si le cas était, cela ferait partie de la tradition humaine depuis des millénaires, tant ces situations ont été fréquentes et répétées. L’exotisation du pire. Et la politique du même. Je le disais encore à une vieille amie, laquelle, l’autre soir, me confiait sa perplexité que les misères actuelles n’entraînent pas plus de soulèvements : quand on va trop mal et qu’on est trop affaibliE, c’est là qu’on suit et qu’on ne se soulève plus ; on se contente d’essayer de dépouiller un peu plus faible que soi, pour survivre encore un peu. C’est le terrible motif des camps et des ghettos, ce pourrait être celui du naufrage du capitalisme. Cela n'a rien de fascinant, et on ne pourra en tirer aucune rédemption.

 

Mais ça enseigne, ça enseigne sur ce que nous pouvons parfaitement réaliser, sans préavis.

 

En plus, je vous parle de tout ça, parce que je viens de lire cet article dans le Monde. http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/14/un-lyceen-meurt-poignarde-par-un-camarade-pres-de-son-etablissement_1643405_3224.html

 

En pleine abondance, parce que quand même, et à Bourges, eh ben on se surine pour un vêtement. Tout comme dans le camp ; tout comme dans le ghetto ; tout comme dans la colonie ou le reparto. Pourtant il n’y a apparemment pas la moindre commune mesure. Ou alors, est-ce encore une confirmation par le fait que l’abondance et la misère, comme l’ont prédit quelques unEs, ont quelque chose à voir ? Sont deux faces de la même réalité, qui tendent en outre de plus en plus à se confondre ?

   

La propagande par le fait du désastre. La vie nue et l'état d'exception qui s'étendent, par nous, avec nous et en nous. Et l'extermination, forme ultime du travail, jusques à son autogestion. 

 

Ça donne le net sentiment que pendant qu’on danse et se pigne sur nos derniers acquis, le plancher part en miettes. Et qu’on va se retrouver direct dans la fosse, avec toutes nos petites histoires de préséances, notre monopoly sociétal, à se prendre à la gorge pour savoir qui coulera la première. Comme l’ont fait nos devanciérEs oubliéEs de toutes les abominations de l’histoire.

 

Peut-être même qu’on y est déjà.

 

 

 

La murène tectosage

 


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 13:10

 

 

Le communiqué ad hoc de sos-homophobie, qui arrive encore à m'épater par son sur-réalisme

 

http://www.sos-homophobie.org/article/saint-valentin-les-couples-de-meme-sexe-ne-peuvent-toujours-pas-saimer-comme-les-autres

 

Cè vrai que faire en tout et pour tout comme les hétér@ c’est super top classe et réappropriateur ; lovelande et hétérolande pour tout le monde et pour toujours.

 

Et s’offrir en couples et en familles bien attachées des nounourses pour la sinvalentin un pas décisif dans l’émancipation humaine. Et même "de genre".

 

Oscours !

 

 


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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 16:42

 

 

Le besoin désespéré, obsessionnel et institutionnel de reconnaissance, d’identité, empêche et de reconnaître, et de connaître. Pour la raison qu’on passe de l’agir au réclamer. Qu’on désire recevoir et ne veut point donner. Qu’on perd la capacité d’indifférence, de prise sur soi.

 

Tout ce qui tourne au besoin prend d'ailleurs ce caractère.

 

Le besoin produit la misère, qui nous mange de ses petits vers.

 

Le besoin justifie empiètements et agressions, favorise stupidité et malveillance. 

 

Le besoin appelle la domination, qui valide et octroie.

 

Le besoin a expulsé la possibilité.

 

« je vous prie de croire que je n’ai pas besoin de ce dont je manque ».

 

 


 

 

 

 

                                                                                    

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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ébranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée aux backlashes pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, pro peuple, pro nation, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste négative, moniste, novatrice ; philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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