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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 00:28

 

 

...sans cesse besoin de concepts et de mots nouveaux pour pouvoir toujours plus éviter de nous reconnaître. Se reconnaître est déprimant et nuisible idéologiquement. »

 

Bertholde Brechte

 

 


 

 

 

 

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 17:35

 

 

"On avait eu les minutes de l'amour, on attendait les minutes de la haine. On n'eut pas longtemps à attendre"

"Thank you Saddam, tract diffusé en janvier 91)

 

 

 

Tout le monde a l'air grimpéE sur les chaises à propos des révolutions, enfin disons des fins de dynasties en cours.

Je dois avouer, je suis un peu douchée depuis le précédent de 89. Je me rappelle encore mon cohabitant, que je n'avais pas encore réussi à décourager, un anar de la génération avant moi, entrant tout transporté dans ma chambre, en notre logis de courants d'air (que je regrette fort aujourd'hui dans mon garage). Il était tellement heureux de voir des stals virés qu'il en criait. La fuite de Ceausescu en hélico avait frappé son imagination. Bien vite, devant l'étrange chasse aux insaisissables "securitateae", les fosses communes introuvables, le règne d'Iliescu, les mineurs envoyés contre les étudiants avant d'être eux-même virés, l'armée en arbitre, on a oublié la liesse...

Autre flash back littéraire : l'annonce de la prise de la Bastille dans un salon parisien : tout le monde est sur les chaises, tout le monde crie.

Puis il y a eu la suite. Nettement plus morose. De la vertu coupante aux généraux en passant par la guerre de conquête, forcément, puisqu'il fallait exporter le bonheur, fut-ce à coups de bottes...

 

(Le bonheur semble ne plus pouvoir exister qu'à condition d'être exigé et imposé. "Sois mon frère/ma soeur ou je te tue" a été modernisé en "Sois heureuXse, jouis et fais jouir, sans quoi tu es unE ennemiE des peuples")

 

Je ne crois obstinément ni au "sens de l'histoire", ni aux "complots" et autres théories des "élites qui sauraient et seraient derrière tout". Mon oeil. Ces "élites" sont à aussi courte vue que les autres.  Et même un peu plus. Aussi incapables que stupides, la seule différence étant la taille du gourdin. Les prochaines élections et le profit immédiat. Pas le genre de chose qui vous rend capable d'imaginer un monde, fut-il de "contrôle". D'où des gaffes monumentales - et facilement meurtrières évidemment. 

Heureusement pourtant, d'une certaine manière, si j'ose dire ; je me sens rarement à l'aise avec les les gentes qui imaginent des mondes. Là encore, on a plutôt une sale expérience de la chose... Et si réellement les "dominantEs" avaient des plans diaboliques et efficaces, on serait encore plus dans la détresse, ce qui n'est pas peu dire. 

 

Je serais plus proche de l'interpétation des mes ancienNEs amiEs de la critique de la valeur : quand on est touTEs engluéEs, à quel titre que ce soit, dans un monde obsessif et répétitif, allez donc en sortir et ne pas le reproduire sans reprendre à des choses qu'à peu près personne n'a envie de contester... Le propre de la valeur, c'est d'être les personnes. 

 

Bref, là, en voyant des photos de chars enguirlandés et acclamés, je me suis souvenue de ce tract qui circula environ le temps du déclenchement de la seconde guerre du Golfe, début 91. Il fut longtemps affiché sur un mur de ma cagna, et il doit être actuellement dans une chemise que les rats dégustent. Je n'en ai donc pas le texte, que je vous aurais bien transmis, puisqu'on parle tant de transmission dans ce monde d'oubli opportun.

Il s'intitulait "Thank you Saddam", reprenait une hypothèse possible mais jamais confirmée sur les Etats-Unis poussant le "dirigeant arabe éclairé" à s'emparer du Koweit pour pouvoir tomber sur l'allié devenu encombrant.

 

Mais surtout il était prédictif et systématique. Il constatait des invariances. Comme la succession nécessaire, pévue par Orwell, des passions obligatoires : les minutes de l'amour... puis les minutes de la haine. Ah ces "émotions de masse", désormais disponibles sans aucun péril (encore que, ça dépend quel genre de péril) par le virtuel... Il faut res-sen-tir, mes petites loutres ! C'est fondamental pour la révolution, cf l'Insurrection qui vient et revient et trois petits tours et...

Le chaos minuté profite toujours aux invariances. Et l'armée, le pouvoir nu comme un sabre dégainé, en est une, une bonne vieille. Qu'elle soit d'ailleurs officielle ou clandestine.

 

Et aussi, donc, le retour des militaires, désormais garants de la croissance que mettent en péril les petits ou grands tyrans trop rigides (Franco, dont le dauphin Carrero Blanco fut expédié en l'air certes par l'ETA, mais sous le discret regard très favorables de pas mal de gouvernements), ou trop peu enclins à la redistribution, ce qui finit par coincer le dialogue social. Ce qui semble être le cas actuellement, si j'ai bien saisi dans mon état de schizophrénie larvaire.

Les militaires, sur le devant de la scène, paternels et opportuns. Et là aussi, ça en fait surgir des images et des souvenirs, depuis Napo et les lendemains du premier "meilleur des mondes". Les militaires qui nourrissent le peuple (sous la troisième république, en france, les sdf de l'époque faisaient la queue pour le rab de gamelles à la porte des casernes ; c'étaient les restaurants du coeur de l'époque. Vive l'armée ! Un peu moins quand elle tirait sur les grévistes (mais, dame, à l'époque les socialos n'avaient pas encore inventé la police anti-émeute).


Là encore, d'ailleurs, ça me rappelle les appels du pied des Chinois envers l'occident après Tien an Men : "On a rudement besoin d'une police anti-émeute, pasque nous, entre rien et les chars, ben on n'a rien". Aussi tôt dit aussitôt fait, quelques années après la république du peuple pouvait s'ennorgueillir de riot troops formées en Europe.

 

Et notre increvable cinquième république, oublie-t'on qu'elle vit le jour dans les mains crochues d'une menace de putsch militaire ?


Les militaires, tranformés on ne sait comment en ultimes papas-gâteaux de recours. Chavez partout. Non mais... De qui se moque-t'on ?

 

Bref, tout ça pour dire que ça rappelle bigrement bien des déconvenues. Et je ne parle pas des nôtres,  vu qu'en europe on a clos les foucades napoléonniennes et boulangistes avec Portugal et la Roumanie. mais de celles des gentes qui se font casser la figure, pour que demain la valeur, le marché, les inégalités, et la paix civile de course folle que l'on sait se juchent sur de nouvelles épaules. 

 

Bon, moi je crois que je suis sur la sortie, et que ce ne sera plus moi qui serai là pour entendre causer de la prochaine accélération des choses, dans quinze ou vingt ans, vers un monde fleuri et rentable. Mais bon dieu, quand vous voyez des tanks, même et surtout couverts de fleurs, dites vous qu'y va y avoir pas mal d'os dans la purée.

 

Tiens, d'ailleurs, il y a des nanas dans la rue, comme souvent plus audacieuses que les mecs - mais dans les chars ?

 

 

La vieille Plume

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 23:22


 

« On ne peut naître, mais on peut mourir, innocente ».

Cristina Campo

 

Le jour d’après.

 

C’est ainsi qu’avait évoqué son état une personne que j’ai eu l’heur de connaître autrefois, dans un texte diffusé alors que je conserve précieusement. C’était après une belle séance d’écrabouillement en milieu militant, déconstructeur et proto-néoféministe queer (juste avant la grande réclosion de 95). Elle en avait gardé alors le tremblement qui nous habite, je devrais dire qui nous squatte, nous expulse après un cataclysme. J’ignore ce qu’elle est devenue. Je revois encore vaguement son visage, son expression. L’épouvante rétrospective. Des gentes si bien, si attentionnéEs, si gentilLes… Qui se transforment d’un coup en vampires et en hyènes, en rouleaux compresseurs, parce que tu n’as pas répondu conformément à leurs attentes.

Leurs, nos si précises attentes.

 

C’est dingue quand même ce qu’on peut être… bête, incapable d’apprendre. Ou trop oublieuse. 94. J’étais sur le point de rompre pour la première fois avec ce charmant milieu. Ce qui était arrivé à cette personne ne pouvait que me décider encore plus. Je ne pouvais que voir l’étendue de la mise au carré qui se préparait. Je l’ai vue, prospectivement. Je l’ai écrit, dans des textes dont pas mal sont aujourd’hui perdus (?), sur des affiches mêmes que j’allais placarder nuitamment. J’avais pris mes cliques et mes claques.

 

Je ne pouvais pas dire que je ne savais pas.

 

Bien plus tard, bien plus tard, après un nouveau tour de manège au milieu des couteaux, un long, trop long tour, je voulus célébrer le vendredi 13. Vendredi13 contre le mensonge, les prétextes et les violences acceptées en milieu militant. Sans me rendre compte que j’étais déjà enterrée, et que nous étions, que nous sommes déjà le jour d’après. Que j’ai rejoint définitivement cette personne et pas mal d’autres dans le dépotoir des épaves du présent qui chantonne et ricane. Et qu’il est pour toujours samedi 14.

 

Sur scène la danse continue. Le manège tourne. La musique joue. Les slogans volent. Les évidences martèlent-pilonnent. Il ne s’est rien passé. Sur scène il est toujours avant-hier, jeudi 12. On a encore une fois réussi à faire l’économie de la remise en cause, du vendredi 13. Et il n’y a pas de petites économies. Je vous renvoie là encore à l’article éponyme de l’Exégèse des lieux communs de Bloy. Vous comprendrez tout de suite.

Il n’y a pas de petites économies, donc tout est acceptable, pourvu qu’on les réalise. Voir « l’utilitarisme pour les nulLEs ».

 

Le temps est comme toujours du côté des vainqueurEs. Il les accompagne et les enveloppe, fut-ce circulairement, répétitivement. La répétition donne une puissance à nulle autre pareille.

 

Nous sommes de l’autre côté, à tous points de vue d’ailleurs. Expulsées de nous-mêmes, traumatisées, désocialisées, précarisées, excommuniées. Et hors du temps. Ce qui ne recouvre pas du tout quelqu’ataraxie bienheureuse. Non. Bien au contraire, hors du temps, celui-ci nous roule dessus de sa roue dentée. Hors du temps, c’est là que nous le subissons. Idiotes nous avons vécu, idiotes nous mourrons.

 

Jeudi 12 est le laborieux paradis terrestre. Samedi 14 est l’enfer.

 

Et vendredi 13 le jour peut-être à jamais inaccessible de la confrontation des vérités et des idées. Cette confrontation toujours ajournée au nom de la realpolitik, du progrès et du plaisir. Je n’ignore pas que bien des danseuses du 12 y prétendent. Sincèrement même, mais la sincérité n’a jamais rien garanti, si ce n’est quelquefois des formes inédites de cynisme.

 

La sincérité, en nos temps de certitudes, semble même un simple verso du mensonge, lui-même nié avec frénésie, au profit de la fameuse « parole » indépassable qui est la déesse de service actuelle. Tautologique et abrutissante.

 

Il n'y a personne vendredi 13. Cette journée est vide, dans les calendes actuelles.

 

On peut dire aussi qu'il n'y a personne samedi 14. En effet nous ne sommes plus des personnes, nous qui y sommes encaquées comme des sardines dans une boîte de néant.

 

Seules les détruites, les réellement détruites, peuplent, encombrent samedi 14. Et croyez que ce n’est en rien un privilège. Encore moins un point de départ. C’est l’arrivée qui ne connaît pas d’issue, pas même un treillis pour pourrir au travers.

 

Encore ratéEs !

 

 

 


 

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 14:08


 

 

Vérification : on est l’une, l’autre ou la troisième.

Je m’explique.

 

J’ai jamais été considérée comme baisable. Á l’exception de mes vieux clients qui n’avaient plus bien le choix, non plus que leurs lunettes, et qui ne pouvaient pas y mettre bien cher. P… de bas de gamme. N’en faut pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Mais à peine p… Donc tout à fait désignée pour être m…, encore que je pusse point pondre.

 

Conséquence, en vieillissant, et malgré un passing peu travaillé – peut-être grâce à lui, en fait, chacune sachant que les m… et les mamies n’ont pas le temps de se ravaler la façade, faut courir après les mioches – malgré ou grâce donc, on me demande à répétition, dans les cas où la chose présenterait quelqu’intérêt, si je suis une m… Yes. Je me rappelle déjà il y a quelques années, dans un village de la grande mecque trièvoise, une vieille dame me demandant d’une voix éraillée « Vous êtes la maman d’une des filles ? ».

Vu le différentiel d’âge réel, et sans même parler du fait que je n’étais pas équipée, il eut quand même fallu que j’eusse enfanté diablement jeune.

J’avais mis la chose sur le compte de la vue basse de mon interlocutrice.

 

Mais là chose se reproduit régulièrement, avec des questionneurEs ingambes et à la vision correcte. Dernièrement, j’étais allée faire le pied de grue pour tromper mon désespoir à une manif occasionnée par la mise en centre de rétention d’un môme avec toute sa famille. On protestait devant l’école, bien sûr, et pas moins de deux journaleux sont venus avec espoir visible me demander si j’attendais mes enfants et qu’est-ce que je pensais de l’ignominie du fait.

 

Mais voilà. On ne peut pas tout être. Pas m…, plus vraiment p… (longue maladie)… 

Des fois on n’est même plus rien ; suis-je encore t… ?

Ça se discute.

 

 


 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 19:04

 

 

Bienvenue chez les dingues - si, si, j'en suis aussi !

 

Je vous recommande tout d'abord, en hors d'oeuvre, la lecture de l'article "Plus on est de fous, plus on rit", de l'Exégèse des lieux communs, de mon vieux maître Léon Bloy. Déjà ça brise quelques illusions. Et puis ça vous fera connaître le bonhomme dont Verlaine disait qu'il était prêt à pousser "la raison jusqu'à la démence", pour parvenir à évoquer un monde pareil.

 

Voici, relayé par une collègue, les voeux, oui, les voeux de la mère Bonierbale, psychiatre assez renommée à transland et semble-t'il désormais une des têtes d'un machin assez incroyable, la Société Française d'Etude et de prise en charge du transsexualisme.

Une Société, dans notre langue, ça a depuis longtemps un double sens. Historiquement et encore dans les milieux savants, c'est une réunion choisie et affinitaire de gentes qui se penchent sur un truc. Mais, depuis le dix neuvième siècle de tant bienheureuse mémoire, c'est une organisation économique (et même une personne morale) visant à produire accessoirement des biens ou des services, et fondamentalement de la valeur.Pas nécessairement uniquement fiduciaire. La valeur sociale directe est aussi un objet de convoitise dans notre monde débridé.

(Il y a aussi la Société de Jésus, les jésuites quoi, qui ont encore d'autres buts et une joyeuse histoire).

 

Dans un certain nombre de cas, on commence à voir la possible confusion des deux, notamment dans le monde médical. Bingo. C'est ici apparemment le cas. Nos admirables praticienNEs obsédéEs par la transitude se sont amalgaméEs, dans le but apparemment de faire progresser le secteur, et de le verrouiller. D'où la Sofect, qui déjà a pris un acronyme qui fait penser à une usine d'engrais. Et qui prétend apparemment s'emparer de toute la chaîne de production nationale des trans. Rien de moins. Sélection, élimination, élevage, livraison, sans doute suivi après...

Ouais, quand j'y pense ça fait excessivement "agro-industrie".

Va falloir être antispéE même dans cette partie ; fait chier !

 

 

Chers amis
L'année 2010 a été marquée par la constitution de notre société et par le rassemblement de nos forces qui en a fait un interlocuteur incontournable*.
Souhaitons que 2011 voit une structuration encore plus élaborée de ces forces, mais d'ores et déjà notre société en elle même est devenue une interface de communication et de coordination qui n'avait jamais existé jusque là.
Nous allons donc continuer nos échanges et mettre en place un travail commun de recherches qui nous permettront d'acquérir une surface scientifique nationale**
Tres bons voeux pour la SoFECT et chacun de ses membres.
M Bonierbale
Présidente

 

Nan mais franchement. Je suis schizo, mais ce qui éclate dans ce triomphalisme, ça me paraît mégalo.  

Ce qui biche étrangement, c'est la discordance (la disphorie, hi hi) entre l'objet et le langage adopté. C'est là qu'on se dit qu'il y a un grain. En fait... C'est trop franc, trop direct, trop rapide. Dans ce genre de domaine on adopte ordinairement un langage ampoulé, circonvolutif. On fait dans le care. On cause des pauvres personnes misérables. On évite le tranché et surtout ce qui dévoile que l'intérêt principal de l'entreprise, c'est elle-même et celleux qui la mènent. Or là ça gicle à la figure. Il n'y a même rien d'autre. C'est assez soufflant quoi. On croit entendre une chanson de marche totalitaire ou lire une bd avec des savants fous aux buts complètement fumeux.

Plus de limites, c'est paradoxalement ce qui sort de partout de ces étranges voeux "entés sur des pavots", comme on avait pu dire de Chamfort enivré de son accession à l'académie. Paradoxalement, puisque la personne qui les émet autant que celles qui les reçoivent pensent de leur devoir de poser de nettes limites à nos ambivalences. Mais voilà, pris les unEs comme les autres dans la dynamique d'un monde qui ne veut justement plus d'aucune limite (et là encore je renvoie à un passage prophétique de l'Exégèse de lieux communs), eh bien elles se sont pas perçuEs qu'elles mêmes, ces excellentes personnes attelées à la tâche de produire du néo-humain, eh bien elles ne se sentent plus du tout. Elles bondissent et éructent. Elles parlent de conquêtes et d'hégémonie. Mégalomanie générale. On est touTEs dedans, bien que pas au même titre. Mais touTEs dedans, je vous en réponds.

 

Bref, que penser ? En tant que foldingue, j'ai ainsi de nombreuXses collègues. Sans doute. Mais tout de même.

 

Pour en revenir à Plus on est de fous, plus on rit, une fois que vous aurez lu Bloy ou pratiqué la chose, vous saurez pertinemment que rien n'échappe à la règle contemporaine du cannibalisme. Et qu'il n'y a nulle fratern ni sororité à éspérer non plus de ce côté-là.

 

Et que donc, on a beau être toutes deux cinglées, Bonierbale et moi, on va probablement pas sortir bras dessus bras dessous dans les baloches.

Quoi que - si un jour elle se fait aussi virer de sa société, ce qui est arrivé à de plus fûtéEs et à de mieux assisES, on pourra toujours évoquer avec bile nos souvenirs de guerre des deux côtés d'un picon bière.


La schizo et la mégalo, face à face dans les fossés d'une autoroute de néant. Salut Mireille !


 

LGPP

 

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:28


 

 

Il y a quelques temps, dans une librairie, mon attention fut attirée par un petit livre de poche, mis en exergue sur le comptoir, et dont l’auteure n’était autre que Mme de Lafayette, grande amie de ma chère Sévigné, qui fut une de ces Précieuses que la misogynie moderne, cartésienne, insulta tant. J’avance mon col de grue, il s’intitule « La princesse de Montpensier » Tiens. J’ai séché, comme bien d’autres, à l’école, sur la quand même aride Princesse de Clèves. Je ne connaissais pas d’autre ouvrage de madame.

 

Je m’enquiers, et la patronne de me reprendre, l’air presque choqué : « Mais, vous savez bien, le film ! ». Le film ? Non, je ne sais pas. Ni ne savais qu’il eût eu des films au XVIIème siècle, temps béni que je croyais jusque là avoir été préservé, comme tant d’autres, de la peste audiovisuelle.

 

Bref il fallut s’expliquer. Et j’appris que ce texte, jusque là plutôt oublié, était devenu célèbre parce qu’un film avait été fait d’après, et par une sommité du je ne sais plus combientième art. Et que ce film, oh quelle originalité, parlait d’histoires de cul (pardon, d’amour). Avec quelque peu de guerres et de massacres pour quand même que ça fasse pas trop dormir entre les scènes affriolantes. La Reine Margot revisité, quoi.

 

Je m’y perds, moi, dans les Montpensier, malgré que ce soit mon époque de prédilection. Le titre de cette terre de Basse-Auvergne a tellement valsé d’une tête à l’autre que les Montpensier sont légion.

Du coup j’ignore même qui fut exactement cette princesse, que l’on nous montre, semble-t’il (vous pensez bien que je vais pas aller voir le film !) tout à fait adonnée à une très « féminine » activité, celle d’aimer et de se faire baiser par des mecs. Bref de poticher abondamment.

 

Je dois avouer que mes héroïnes Montpensier, si sans doute elles ont eu « des histoires », se divertissaient à  bien autre chose. Á faire la guerre, par exemple, ou à refuser de se marier. Comme la Grande Mademoiselle, que je révère. Mais surtout comme ma préférée, une maudite de l’histoire de France, Catherine-Marie de Lorraine, Duchesse de Montpensier, qui prit la tête de la Ligue après l’assassinat de ses frères le duc et le cardinal à Blois, avant-veille de Noël 1588 (remember ! Yes, je suis Ligueuse, autant ne pas le cacher. Je porte l’écharpe noire). Son autre frère, le gros duc du Maine, était une nullité en organisation.

Catherine-Marie commanda pendant le premier siège de Paris, en 89. Henri III, exaspéré, avait promis à tous les vents de la terre de la faire décapiter en priorité lorsqu’il y entrerait. Las, un petit jacobin envoyé par madame sut en finir avec le monarque ; une lame dans le ventre, péritonite aigüe, exit Henri. Et la duchesse caracolant par tout Paris, annonçant la bonne nouvelle à la population survoltée. Et faisant des blagues sur sa tête « qui tout à l’heure ne tenait pas bien, mais ça va mieux à présent. »

Eh bien zut, comme par hasard, c’est pas sur elle qu’on a fait un film. Déjà, elle est dans la poubelle de l’histoire avec les méchantEs. Beh oui, mieux valait quand même le centralisme royal moderne, dont on put voir tous les bienfaits durant deux siècles, que l’obscurantisme qui contestait, au nom de questions piètrement morales et religieuses, l’absolu de ce pouvoir. N’est-ce pas ? Où irait-on, je vous le demande, si on pouvait mettre en cause l’autorité étatique et civile, pour de stupides questions de conscience ?

 

Eh oui – la Ligue, qui était bien sûr d’abord un complot pour changer de dynastie, c’est vrai, portait aussi une philosophie politique que le « sens de l’histoire » écrasa, pour le plus grand profit des peuples qui passèrent à la moulinette par la suite.

 

Eh non, c’est pas sur elle qu’on a fait un film. C’est sur la potiche, celle qui se consume à aimer, celle qui sert la « valeur-relation » au plus haut point (Catherine-Marie, elle, avait trop à faire pour célébrer ce culte).

 

Á part ça, hein, la culture contemporaine, les cultures en général du reste, n’ont pas grand’chose de sexiste, de misogyne, ni de relationniste. Nooooon….

 

 

LGPP

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 12:40

 

 

« Je ne jurerais du reste pas que chez les « déconstructeurs », il n’y ait des séparés en instance d’éclatement. Pour en arriver où ils en sont, ma foi, il faut quand même déjà en tenir, si j’ose dire. Mais gare à ceux-ci, alors, car c’est eux aussi qui feront les frais de la cicatrisation amorcée, si ils restent au milieu : ils seront jetés à la fin comme ce à quoi ils auront servi : de vieux pansements, et sensiblement dans un état semblable ! »

 

Bibiche moins treize ans, in "Les maîtres nageurs..."

 

 

 

« On n’est tout de même pas que des préfixes », s’inquiète une congénère trans.

 

Ben… Comment dire… J’ai un peu peur que, finalement…et surtout dans notre « perspective de genre », « politique »…

 

…si, on soit, on soit devenues d’abord, mais pas que, des préfixes. Et qu’on reste autre chose que des préfixes à peu près dans la proportion où on aura échoué à jouer le jeu de la chosification de genre. Je dis échoué, pasqu’on a bien toutes fait ce qu’on pouvait pour, nan ? Je n’en connais que deux ou trois, des anciennes, qui n’ont pas mis les doigts dans la machine. Et toutes nos copines « de droit commun », qui rigolent de nos prises de tête, et qui sont 99 pour cent des mtfs (ce qui ne veut pas dire que, les "politiques", en soyions moins réelles, hélas dirais-je presque. La réalité ne dépend pas du nombre, et nous sommes tout aussi significatives de cette époque...)

 

On est mal avisées de pas vouloir être des préfixes quand on fait tout pour catégoriser à outrance, jusqu’à l’ultime absurdité d’une catégorie par personne, qui pour le coup avale celle-ci totalement !

 

On ne s’est même pas vendues, malheureusement, on s’est données, confiées, corps et âmes si je puis dire, à la fabrique. Et on y a perdu à peu près toute épaisseur. L’essentiel, et c’est ça l’arnaque, a été prélevé pour rempailler tout autre chose.

 

Nous croyions béatement être des constructions (ce qui déjà nous réduisait à pas grand’chose, mais bon, « égalité oblige », ni plus ni moins que les autres citoyenNEs contemporainEs). J’ai peur que ça soit un peu pire que ça.

 

Il paraît que « l’histoire a le dernier mot ». Bon… Qui vivra verra, quoi. Verra ce que deviendra la vaguelette « trans-idéologique ». Je dis vaguelette, vu touTEs les trans qu’il y a par ailleurs et qui s’occupent de leurs fesses, selon des arcanes très humains. Cela dit, je ne suis même pas sûre que ça change grand’chose : on a touTEs émargé à la grande illusion. Et nous allons être, ou sommes déjà, partie des pots cassés innombrables.

 

En plus, et là je cause comme d’hab de nozigues les mtfs-politiques, je vais en remettre une louche à la soupe de « Chimères et coquecigrues », mais bon dieu, les caricatures que nous portons ! Et là je ne parle pas du physique ou de l’apparence. Mais combien nous en mettons et remettons de maquillage idéologique et existentiel. Et que ce soit avec la meilleure ou la pire des volontés du monde, hein ? C’est nous, je ne discute pas un instant. Mais cette course au soi, au nous !

Pour ma part, je vais vous le casser carrément, je crois que j’étais, de ce point de vue, nettement plus conséquenT lorsque je me tenais dans ma tanière de « garçon anti-relationnel ». Peut-être même est-ce une punition du ciel que j’aie perdu cette tanière, qui ne pouvait me convenir que pour faire vivre cette négation (le fameux « travail du négatif » dont m’entretenaient des amiEs de l’époque, que j’ai bêtement laisséEs sur le chemin) ; et non avec l’affirmation effrénée de la transitude.

Qui va sans doute bien à pas mal de monde. Mais ne peut, peut-être, pas aller aux négatiFves. Á celleux qui sont des trous dans le présent, comme j’écrivais en cette époque bénie pour moi (95-98 !) de liberté, de dignité et de distance extrême.

Quand on est un trou, faut assurer. L’honneur et la charge, comme on disait autrefois. Ça ne tolère point l’ambivalence. Ni l’appétence pour le siècle. La tanière, et rien d’autre !

Pour celleux qui ne veulent ni ne peuvent suivre, la tanière, pas les planches de la représentation sociale, fut-elle de genre, fut-elle "alternote", fut-elle...

 

Dommage. J’avoue, c’était un beau rêve.

 

Mais ici et là on cause, on chuchote, de retransitions ou de détransitions. Après, pourquoi comment c’est une fichue affaire. Mais je me dis qu’on ne va peut-être pas tarder, et là je cause au mode « collectif », intentionnellement, à devoir rouvrir les mirettes. Eyes wide shut, c’est peut-être en perdition désormais.

 

Bon… après tout, notre symbole, ben ça sera le sparadrap, okay… Et si ça se trouve le sparadrap sur le sparadrap ! Couleur chair sivouplaît, cette fois.

 

Encore faudra-t’il qu’il reste quelqu’unE sur qui le poser…

 

Sans quoi il ne restera de nous qu’un vilain tas de vieux sparadraps.

 

C’est exactement par cette image que je finissais mes prédictions sur les « mecs proféministes », il y a près de quinze ans (Les maîtres-nageurs). Que ceux qui étaient un tant soi peu de bonne volonté finiraient jetés comme des vieux pansements par la logique sociale. C’est quelque chose de glaçant de se dire, du fond de la débine, qu’on avait soi-même déjà tout dit… sans se rendre compte de jusqu’où cela allait aller… Et surtout d’avoir cru qu’on y échapperait !

 

Or, encore une fois, pour y échapper, faut pas adhérer !

 

Méditez ça au plus vite.

 

 

 

LGPP

 


 

 

 

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:18

 

 

 

"Grand regret de vingt ans de cauchemar ; la réalité est bien pire.

On peut tomber du lit, mais pas descendre plus bas que terre.

Sauf pour y être enterrée."

 

 

 

« Ensemble nous sommes fortes » et autres lanternes du même genre, répétées à un rythme d’autant plus effréné que la réalité la plus plate, constante, en est exactement une contre-vérité, de plus en plus, à mesure que le cannibalisme bienveillant et vigilant achève de nous imprégner ; que l’autre est toujours plus féroce ; que ne pas se retrouver seule et livrée aux abattoirs ambulants se négocie de plus en plus cher.

"Ensemble", nous sommes généralement très fortes pour nous torturer, nous surveiller, nous détruire,  nous trahir, nous offrir des biques émissaires. Nous sommes d'ailleurs en cela les héritières d'une longue tradition politique et humaine. Pour autre chose, ça reste souvent à démontrer.

 

Le mensonge, et le mensonge outrageusement dénié, proclamé impossible et obsolète, est décidément à la base de la triste et violente farce militante. Le mensonge selon lequel il n’y a pas de mensonge et que tout est vérité.

 

On a beau être habituée, on a beau même avoir longuement beuglé ces sales blagues avec les chacalEs, ça fait quand même mal au ventre.

 

Ça doit être un reste de conscience, ce réticule suspect et sans utilité.

 

Le problème avec le mensonge, sa pestilence interne si j’ose dire, c’est qu’il engendre la folie. Et que la conscience ne peut rien contre. Bien au contraire, c’est elle-même qui, au milieu des sables mouvants, égarée, se retourne contre elle-même, seule présente (le mensonge est absence, comme le diable chrétien, insaisissable), et se mue en folie. En cela le mensonge est une espèce d’arme absolue.

 

Il déconcerte, comme il est dit dans le titre d’un livre d’Ante Ciliga sur le paradis socialiste, à présent un peu oublié. Ce qui est là encore un délicat euphémisme pour dire qu’il anéantit de l’intérieur. Il n’y a plus moyen de s’y retrouver. Se retrouver est un délit dans un environnement idéologique dominé par la norme et la contrainte du Là bas si j’y suis. Et, de même que la société mainstream distribue caméras, cachets et tous autres moyens de prévenir le délit, ses alterno-annexes préfèrent détruire également préventivement les personnes, plutôt que d’avoir à leur courir après.

C’est assez efficace. Et chacunE sait que l’efficacité est un maître mot dans les collectifs autant que dans les multinationales.

 

Votre girafe pouic pouic s’engage, si par miracle elle vient à ressusciter et à ramper hors du du charnier des sous-humainEs, à mener campagne contre la prétention militante à l’impossibilité du mensonge. Et, grand avantage, elle ne vous demande même pas de la « soutenir », vu que ce vocable et ce qu’il recouvre appartiennent au cœur même de l’arnaque. Pas un sou non plus – celles qui lui en doivent le savent bien, les autres queud’ch. Et elle vous promet de ne jamais s’installer à Tarnac (dép. de la Corrèze).

 

 

LGPP

 


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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 11:02

 

 

J'ai repêché, sans modifs de style, le petit morceau suivant qui circule sur divers sites et listes. Faut avouer, je ne suis plus trop le déluge législatif qui finit par nous faire regretter le bon vieil arbitraire, où on avait encore des chances de s'en sortir (cf ma position obstinée, du temps que j'étais une personne vaguement encore humaine, contre toutes les lois et réglementations sur les trans, même à apparence "pro-trans", par exemple. 

Là, donc, on ferme ! Plus moyen de vivre ailleurs qu'en hlm pourri ou en foyer d'hébergement si on n'est pas propriote. Claaasse. Je suppose qu'on va aussi fouiller les camions pour vérifier si des gentes y habitent, hein, ce serait un attentat à la dignité humaine. Et même les couvertures que je transporte dans le coffre de mon break, suspect. Des fois que je dorme dedans (ce qui est effectivement de plus en plus souvent le cas, maintenant que j'ai plus de toit, tiens...).

L'idéologie du "logement", et accessoirement du "logement décent", joue un rôle central dans cette chute, où nous nous suivons les unes les autres, cette chute dans des vies de plus en plus indignes, où salles de bains, entassement, portes blindées et interchangeabilité ont expulsé la simple nécessité de pouvoir simplement se regarder soi-même (avec ou sans miroir). Mais voilà, cet exercice contemplatif est désormais taxé de narcissisme coûteux.

Quelle puanteur. Et que vont nous rajouter, comme je dis toujours, les partisanEs du "care" quand ellils seront sans doute au pouvoir, en 2012 ? Pasque soyez sûrEs que ces articles là, ellils vont pas les contredire ! S'installer où on veut ou bien où on peut, tortuer avec sa carapace, mais c'est le moyen-âge ! Haro ! Et puis ça déplaît aux écolos, pour qui le silence, la distance, ça doit se mériter, et surtout se payer fort cher, comme les bons d'émission carbone !

Ouais, je ne sais quoi faire. Trop tard pour déserter, l'enfer est partout. En nous et hors de nous.

 

La girafe pouic pouic dans le fossé, juste avant le passage de la cureteuse.

 

Le texte en question, puis un tract qui va avec :

 

L’article 32 ter A de la loi LOPPSI 2 organise l’extermination sociale des habitants des yourtes, cabanes, tentes, caravanes et touts habitats précaires, nomades, choisis, hors normes, alternatifs, mobiles, modestes et légers, désormais considérés comme ennemis intérieurs attentant à la sécurité de l’État.

Expulsions musclées sans procès en 48H, même des terrains dont l’occupant est propriétaire, destruction des biens, criminalisation de la sobriété assumée ou subie, condamnations et amendes de l’entourage pour refus de dénonciation, ces mesures arbitraires exceptionnelles sont requises devant le parlement pour éradiquer indésirables, nomades, travellers, et toute velléité de contre-culture et de contestation.

Cette loi sera examinée le 14 Décembre à l’Assemblée et votée le 21.

Voici un récapitulatif des textes, articles, appels, mobilisations en cours, mis à jour en fonction de l’actualité et des infos provenant de tous ceux qui s’indignent et réclament la suppression de cette loi.

http://yurtao.canalblog.com/archives/2010/12/13/19860516.html

Sylvie Barbe, pour CHEYEN, Coordination des Habitants En Yourte sur Espaces Naturels. 04.66.54.84.77 uniquement le matin, sinon : 06.85.99.87.85.

 

 

 

Un toit, pas de loi!

 

Par l'article 32ter A ajouté au chapitre 7 de la Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2) consacré à l'extension des pouvoirs répressifs du préfet, le gouvernement veut mettre en œuvre l'extermination sociale des plus pauvres, en particulier de toutes les personnes victimes d'exclusion par le logement ou le mode de vie, en les expulsant manu-militari et détruisant leurs biens, sous 48h, sans droit de la défense et sans jugement, mais aussi sans aucune obligation de relogement ou d'hébergement.

Ce projet de loi étend les discriminations ethniques ordonnées par les circulaires Hortefeux de cet été contre les camps de Roms et les gens du voyage, à tous ceux qui se logent par leurs propres moyens et selon leurs convictions.

Il sera désormais hors la loi de se loger en France dans une cabane ou tout local auto-construit non inclus dans le code normatif de l'urbanisme,et même sous une tente, qu'il s'agisse d'un abri de fortune ou d'une yourte écologique.

Le Sénat a déjà voté cet article criminalisant tout abri hors normes, qui créé une procédure d'exception, expéditive et arbitraire, pour réprimer les personnes dites « du voyage » par la destruction de leurs habitations mobiles ( la loi excluait jusqu'ici la saisie des véhicules d’habitation), ainsi que tous ceux qui ont su trouver une solution, précaire ou assumée, à la fracture sociale et aux expulsions de logement et de terrain, et enfin, tous ceux qui remettent en question les notions de dignité, de salubrité et de décence, en innovant dans des habitats autonomes, modestes et légers, à l'empreinte écologique soutenable.

Il ne manque plus que le vote des députés fin Novembre à l'assemblée pour créer une violation de domicile légale et piétiner le droit de propriété des pauvres, puisqu'avec cette loi, leurs habitats seront rasés.

Le gouvernement profite de la xénophobie à l'égard des nomades et des Roms pour amplifier sa chasse aux différences, englobant toute expression de la contre-culture.

Cette proposition de loi, qui viole le droit de tout citoyen à une procédure équitable et contradictoire, où chacun peut expliquer sa situation et ses choix devant un juge, vise et stigmatise clairement l'avant garde d'une transformation de société, engagée dans des modes de vies sobres et éthiques, transformation pourtant appelée à grands cris par tous les experts de la préservation du climat, des ressources et de la bio-diversité.

 

Alors qu'est tiré un bilan catastrophique de la loi sur le logement opposable (DALO), alors que le gouvernement augmente les taxes sur les HLM pour faire payer encore les plus pauvres, qu'il détourne le 1% logement vers les plus aisés et se moque de la loi SRU obligeant les villes à un cinquième de logements sociaux, mais laisse au contraire les HLM être vendus, pour en finir avec un système locatif qui induit partage et coopération sociale, alors que ce pouvoir piège volontairement les quartiers difficiles en ghettos de violence contre lesquels instrumentaliser la peur sociale, et qu'il retire tous moyens financiers aux associations de terrain,

l'éradication autoritaire de toute forme de solutions spontanées, de toute alternative au mode d'habiter soumis au dictat spéculatif du marché immobilier, constitue une mesure radicale extrêmement grave qui, en éliminant toute forme d'inventivité populaire, ainsi que toute visibilité des catégories sociales les plus exposées, viole et bafoue les droits et les constitutions républicaines et européennes.

Sont ainsi bouchés tout appel d'air et toute issue aux conflits environnementaux et sociaux..

Les députés qui doivent examiner cette loi à l'assemblée doivent en saisir l'enjeu dramatique.

C'est pourquoi nous appelons à des mobilisations partout en France avec notre symbole de la dernière extrémité, un parapluie rouge, pour montrer notre refus de participer à la grave escalade répressive en train d'annihiler tous efforts démocratiques vers une société juste, solidaire et fraternelle.

 

Coordination des Habitants-usagers En Yourte sur Espaces Naturels:

04.66.54.84.77. Cantoyourte, 37 rue Léon Barry. 30160 Besseges. yourtescheyen@orange.fr.

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 13:56

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/10/surmortalite-des-patients-traites-avec-des-hormones-de-croissance-synthetiques_1451912_3244.html

 

 

Warf warf ! Á peine on a fini de produire de la croissance du système judiciaire avec des procès immenses sur les hormones de croissance « naturelles », que voilà le « scandale » des « synthétiques » qui s’annonce. Le PIB ne va pas s’effondrer, quoi (puisqu’il est tout autant nourri par les désastres et leur « traitement » que par la production.

 

Évidemment s’il y a bien quelque chose qui ne sera pas mis en question, c’est l’innocence fondamentale du « peuple », qui veut toujours que tout soit réparable, modifiable, changeable. Et s’indigne à répétition devant les conséquences, auxquelles on trouvera toujours quelque responsable avide de fric ou de notoriété.

Non plus, bien sûr, que de l’appétence généralisée pour le jugement, dans ce fichu pays qui aime tant petits et grands juges, et qui a inventé pour le plus grand plaisir de l’humanité participante, il y a deux siècles, le charognisme institutionnel, avec ces cours d’assises où les citoyenNEs vertueuXses assaisonnent, et assassinaient jusqu’à il y a peu, leurs infortunéEs congénères.

 

N’empêche, là, c’est quand même assez croquignole.

 

Ben oui, il semblerait qu’on ne joue pas impunément avec les hormones, non plus qu’avec bien d’autres choses. Ou bien serait-ce avec les manipulations de la réalité (qui ont pourtant tant rapporté à bien des gentes de « bonne volonté » au cours des trois derniers siècles, quand ellils arrivaient à échapper aux guillotines, aux procès et aux camps qu’ellils avaient elleux-mêmes érigés et promus) ?

L'important est d'arriver à vous faire dire par quelqu'un l'inverse de ce que vous pouvez raisonnablement soupçonner.

 

Quand je commençai ma transition, on se disait avec un copain « Bon, en tous cas on sait pourquoi on aura un cancer dans quelques années ». Ce qui a priori nous disqualifie pour alors aller réclamer des picaillons aux fabriquants d’hormones, sans préjudice de la pitié publique.

 

Mais va savoir ce que la vague trans nous réserve dans sa sédimentation…

 

Le pendant de la culpabilisation généralisée semble, en tous cas, bien être une torve "innocence", où on sait très bien ce qu'on fait, ce qu'on risque, mais où on garde la dérisoire carte de pouvoir crever en accusant autrui... Mais bon, pourquoi s'en étonner ? Puisque désormais, ce qui est, ce qui n'est pas, la vérité, le mensonge, sont des notions surannées, et dont les vestiges subsistants pour les besoins de la cause ne dépendent plus que de la parole... et de sa place dans les néo- comme dans les paléo-hiérarchies. 

 

Quelle époque de m..., encore une fois.

 

LGPP

 


 

 

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La Bestiole

  • : Divergence transse, féministe, communiste - Le placard à Plume, la fem-garoue
  • : Ébranchée, schlemihlah, communiste, féministe - la transse la moins queer, la moins fun, la plus antisexe, antinaturaliste, antisubjectiviste du quart sud-est. Clodote d'hamsterlande, casserole détachée de la queue de l'alternoféminisme. A gauch' de la gauch' de la gauch' de l'extrême gauche. Résolument opposée aux backlashes pro sexe, pro marché, pro nature, pro religion, pro peuple, pro nation, comme aux catéchismes moraux-politiques en tous genres. Moderniste négative, moniste, novatrice ; philogyne, philosémite. Pour un anti-monde de nanas paresseuses et la ruine radicale de la masculinité, de l'économie, de la sexualité, de la fierté, du pouvoir.
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